Perspectives 2021 | Analyse semestrielle et prévisions

Synthèse

L’économie se redresse en grande mesure, comme prévu

Dix-huit mois après l’apparition de la pandémie de Covid-19, l’économie mondiale connaît sa plus forte reprise après une récession depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce rebond est toutefois très inégal selon les pays et les économies développées s’en tirent bien mieux que celles en développement. Certains États ont levé pratiquement toutes les restrictions ; d’autres voient leur activité toujours limitée face à une recrudescence de la Covid-19 ou à la propagation rapide du variant delta. D’après la Banque mondiale, la croissance globale devrait s’accélérer pour atteindre 5,6% cette année, essentiellement grâce à la robustesse des économies américaine et chinoise. Malgré la reprise observée cette année, le niveau du PIB mondial en 2021 devrait rester près de 3,2% inférieur aux prévisions d’avant la pandémie. Les perspectives pour le deuxième semestre semblent favorables concernant les États-Unis et l’Europe, mais plus délicates pour l’Asie.

Les mesures de relance budgétaire demeurent un facteur de soutien

La relance monétaire a atteint un plafond, quoiqu’elle reste de grande envergure. Les mesures de relance budgétaire, pour leur part, continueront à agir nettement sur les économies dans les années à venir. À l’instar des campagnes de vaccination, la relance budgétaire a été très inégale selon les régions du globe, tout comme devrait l’être la reprise d’un pays à l’autre. Les économies en développement mettront vraisemblablement plus de temps pour renouer avec leurs niveaux d’activité antérieurs à la pandémie. Les économies avancées ont déjà bénéficié de mesures de relance budgétaires bien plus importantes et devraient continuer sur cette lancée à l’avenir. En Europe, le plan de relance est de taille et aux États-Unis, les projets de loi qui se sont succédé en faveur de la reprise représentent déjà plus d’un quart du PIB national. Un programme supplémentaire d’infrastructures de 1 200 milliards de dollars américains est sur le point d’être approuvé par les deux partis. Et un autre projet de loi destiné à financer les chantiers prioritaires des démocrates pourrait aboutir dans le cadre du processus de réconciliation. Autant dire que la relance budgétaire est loin de tarir.

Le deuxième semestre pourrait être plus exigeant pour les marchés financiers

des marchés émergents et des obligations à haut rendement méritent d’être soulignées. La volatilité a été moins prononcée, tandis que les investisseurs étaient très demandeurs d’actifs à risque. La performance des portefeuilles devrait cependant être plus modeste au cours des prochains trimestres et les circonstances semblent présager un regain de volatilité. Alors que les risques d’inflation sont élevés et que nous prévoyons une hausse des rendements obligataires, notre exposition aux actifs à revenu fixe est assortie globalement d’un faible risque de duration et nous sous-pondérons nettement les obligations de qualité « Investment grade ». Nous considérons toujours qu’il serait prématuré d’adopter une approche excessivement défensive, d’où notre exposition élevée aux actifs à risque. L’attention des marchés continuera à se porter sur les risques d’inflation et sur les communiqués de la Réserve fédérale pour savoir quand l’autorité monétaire prévoit de retirer une partie de son soutien. Tant que des niveaux élevés d’inflation persisteront, la pression sur la Fed ne fera qu’augmenter et les marchés pourraient se montrer un peu moins sereins.

Nous maintenons un positionnement dynamique pour nos portefeuilles

Le positionnement de nos portefeuilles reste dynamique. Nous sommes surexposés aux actions et nous maintenons un niveau de trésorerie peu élevé et une allocation aux actifs à revenu fixe qui privilégie la dette des marchés émergents, le crédit à haut rendement et les obligations convertibles. Notre allocation en actions est très diversifiée du point de vue des styles d’investissement, géographique et des capitalisations boursières. Nous sommes d’avis que les actions européennes et britanniques affichent toujours un potentiel de rattrapage important. Nous pensons également que nos expositions aux actions japonaises contribueront nettement à la performance de nos portefeuilles au cours des prochains trimestres. Les opérations de portage seront le principal moteur de la performance du crédit, car toute nouvelle compression des spreads sera limitée. Nous prévoyons ce semestre une meilleure tenue des obligations convertibles, en termes relatifs, qu’au premier.
Dans la section suivante, nous analyserons l’environnement macroéconomique et les conditions financières actuelles à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché ainsi que notre allocation d’actifs.

 

Sommaire

  • SYNTHÈSE
  • L’ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION D’ACTIFS POUR LE 2e SEMESTRE 2021

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Perspectives d'investissement 2021

Synthèse

L’année 2020 restera comme l’une des plus spectaculaires pour les marchés financiers

L’année écoulée a été vertigineuse pour les investisseurs: les marchés d’actions ont dévissé comme jamais auparavant, avant de monter inexorablement en flèche. Ces marchés ont su à la fois bien résister et se montrer prévoyants, intégrant en un tournemain un fort rebond des bénéfices en 2021. Les valorisations ont ainsi été notablement revues à la hausse et la publication des bénéfices ne laissera que peu de place à des déceptions cette année.

La Réserve fédérale américaine est intervenue sans hésitation en réponse aux sévères dislocations des marchés obligataires, une démarche essentielle pour restaurer la confiance. Outre l’achat de bons du Trésor et d’obligations d’entreprise de qualité « Investment Grade », la Fed s’est engagée, pour la première fois de son histoire, à acquérir des obligations à haut rendement. Une autre tendance s’est dessinée une fois les marchés redevenus stables: la dépréciation du dollar face à la plupart des devises, attendue devoir se poursuivre en 2021.

Les banques centrales n’ont pas lésiné sur les moyens en 2020

Les autorités monétaires et les États ont réagi rapidement et de façon décisive pour soutenir l’économie et limiter les dégâts que la pandémie a causés pour les entreprises et les ménages. Des plans de relance records et des mesures de soutien sans précédent des marchés financiers ont été annoncés. La Réserve fédérale a brusquement ramené son taux d’intérêt de référence à zéro et s’est engagée à étoffer de façon illimitée ses programmes de rachats d’actifs obligataires. De la même manière, la Banque centrale européenne (BCE) a intensifié son programme d’achat d’actifs, qu’elle a récemment rallongé de 500 milliards d’euros, soit un montant total de 1 850 milliards d’euros jusqu’en mars 2022.

L’ampleur des mesures budgétaires déployées dans le monde entier est également inédite. Elles sont estimées à quelque 12 000 milliards de dollars américains, près de 12% du PIB mondial, par le Fonds monétaire international. Contraints de limiter l’activité économique, les États ont cherché à empêcher le chômage massif et à aider entreprises et commerces à survivre aux fermetures provoquées par la pandémie.

Le succès des programmes de vaccination contre la COVID-19 déterminera le rebond de l’économie en 2021

Les perspectives pour 2021 avancent un fort rebond de la croissance du PIB (+ 5,2% selon le FMI), après un recul du PIB mondial estimé à environ 5% en 2020, la pire récession observée en temps de paix. Ces mesures budgétaires jamais vues et l’arrivée des vaccins devraient sensiblement stimuler l’activité économique. Certains secteurs, néanmoins, ne seront vraisemblablement pas en mesure de renouer avec les niveaux d’activité antérieurs à la pandémie. Il revient aux États d’encadrer le déploiement à grande échelle des programmes de vaccination. Ils devront, pour ce faire, regagner la confiance des populations, franchement érodée par la gestion de la crise.

Les conditions de marché actuelles soutiennent les actifs à risque malgré des valorisations élevées 

Les tendances positives à l’oeuvre sur les marchés financiers devraient se maintenir en 2021. Malgré des valorisations élevées, les actions devraient profiter d’une forte croissance bénéficiaire au cours des trimestres à venir et les portefeuilles sont positionnés de manière adéquate. Nos segments obligataires préférés sont le crédit à haut rendement et la dette des marchés émergents et nous restons sous-exposés au dollar américain. Nous nous montrons méfiants à l’égard du consensus du marché. L’Histoire a, en effet, démontré que le scénario de référence peut souvent dérailler du fait d’évènements inattendus. 

 

Sommaire

  • SYNTHÈSE
  • REVUE DE NOS THÈMES D’INVESTISSEMENT 2020
  • SITUATION ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE EN 2020
  • LES MARCHÉS FINANCIERS EN 2020
  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 2021
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS FINANCIERS EN 2021
  • ALLOCATION D’ACTIFS EN 2021 

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Perspectives d'investissement 2020 | Revue semestrielle

Synthèse

L’économie s’est vue ébranlée par un événement imprévisible extrême

Le premier semestre 2020 s’est révélé tout à fait extraordinaire. Les États ont pris des mesures de confinement sans précédent pour limiter la propagation du coronavirus (covid-19) et l’économie mondiale s’est retrouvée complètement à l’arrêt pour un temps. La pandémie constitue véritablement un « cygne noir », défini comme un événement imprévisible dont les conséquences peuvent être désastreuses. L’économie mondiale traverse actuellement une récession qui devrait être extrêmement sévère, mais aussi de très courte durée. Il est attendu que le PIB mondial se contracte d’environ 5 % en 2020, alors que les prévisions de croissance antérieures au choc provoqué par la flambée de covid-19 se situaient à 3 %. Un rebond prononcé peut être envisagé à partir du deuxième trimestre 2020, qui se prolongera jusqu’en 2021.

Autorités monétaires et États ont déployé un effort de guerre pour lutter contre la pandémie de covid-19

Afin de limiter les dégâts économiques causés par la pandémie, banques centrales et États ont, extrêmement rapidement et comme jamais, employé les grands moyens. En quelques semaines, les autorités monétaires les plus influentes ont déployé un puissant arsenal d’outils pour faire face à la crise. Les taux des Fed funds américains ont été ramenés à zéro et un programme d’assouplissement quantitatif de grande envergure a été réactivé, entre autres mesures prises. Ces interventions massives ont contribué à améliorer le fonctionnement des marchés, très éprouvés en mars. De leur côté, les États ont également agi avec célérité et fermeté. Entre début février et début avril, les pays du G20 ont annoncé une relance budgétaire à hauteur de 8 % environ du PIB 2019 de ce groupe. Avec les rallonges votées depuis, ce pourcentage dépasse 10 % à l’heure actuelle. Ce coup de pouce budgétaire représente quelques 9 000 milliards de dollars américains, dont 8 000 milliards pour les économies du G20 à elles seules.

Les marchés d’actions n’avaient jamais connu pareils hauts et bas

Les marchés fnanciers se sont effondrés en février après avoir ignoré pendant un certain temps les risques liés au covid-19. Les investisseurs ont bien dû se résoudre aux répercussions catastrophiques de la pandémie sur l’économie mondiale et les marchés d’actions ont dévissé de plus de 30 % en quelques semaines. La correction du marché a été amplifiée par la normalisation d’un niveau de levier très élevé. Toutes les classes d’actifs ont été emportées dans la tourmente sur une courte période en mars. Les marchés d’actions ont ensuite rebondi à un rythme jamais vu après un marché baissier. Cette remontée s’explique par les mesures drastiques déployées par les banques centrales et les États. Les conditions fnancières sont désormais très favorables pour les marchés de capitaux, mais les interrogations demeurent quant à la viabilité de ce redressement des actions. Et puis, un risque d’une tout autre nature existe : les marchés comptent trop sur les batteries de mesures de relance, tandis que les fondamentaux économiques, pour leur part, se sont détériorés.

Nous maintenons la couverture du portefeuille en raison du climat d’incertitude

Grâce à des décisions de couverture prises rapidement, nous n’avons pas été tenus de vendre de positions. Nous avons maintenu nos convictions à long terme inchangées et notre stratégie de protection au moyen d’options a nettement réduit la volatilité des portefeuilles. Les marchés ont beau être soutenus par des mesures monétaires et budgétaires de grande ampleur, nous pensons qu’ils ne tiennent pas compte d’un grand nombre de risques dont l’impact pourrait être considérable. Nous conservons donc une exposition sur les actions neutre, alliée à un spread sur options de vente afn de limiter le risque baissier éventuel. Dans un environnement ô combien incertain et compte tenu des valorisations chères, la gestion du risque de portefeuille est primordiale.

Sommaire

SYNTHÈSE

  • SYNTHÈSE
  • L’ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION D’ACTIFS POUR LE 2e SEMESTRE 2020

 

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Perspectives d'Investissement 2019 | Revue Semestrielle

Synthèse

Cette publication semestrielle s’articule en trois parties. Nous réexaminons tout d’abord les attentes que nous avions formulées en janvier. Nous analysons ensuite plusieurs indicateurs économiques clés. Enfin, nous présentons l’allocation d’actifs recommandée pour le deuxième semestre 2019.

Nous avons réduit notre exposition aux actions par rapport au début de l’année.

Notre exposition aux actions était surpondérée en début d’année. Convaincus que les risques de récession étaient surestimés lors de la correction de décembre, nous n’avions pas réduit notre allocation aux actions à ce moment-là malgré de fortes turbulences sur les marchés. Ce positionnement a porté ses fruits: le net rebond observé sur les quatre premiers mois de l’année 2019 a contribué à la solide performance des portefeuilles, tandis que les marchés obligataires s’inscrivaient également en progression.

Nous avons tiré parti de l’élan résolument haussier des marchés d’actions pour réduire notre allocation à cette classe d’actifs, qui passe d’une surpondération à une sous-pondération. Dans ce contexte de montée des incertitudes, nous nous voulons prudents, en effet. Sur les marchés obligataires, s’il est vrai que nous n’anticipions pas de forte augmentation des rendements des emprunts d’État, leur effondrement depuis janvier a créé la surprise et a largement contribué à la solide performance des expositions obligataires

Les politiques américaines sont une source d’incertitude croissante pour les marchés

Après avoir été sous pression fin 2018, les marchés ont été moins volatils et relativement réfractaires aux mauvaises nouvelles sur les quatre premiers mois de l’année. Le vent a tourné en mai: après une série de tweets de Donald Trump, la perspective optimiste d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine a laissé la place à un regain d’inquiétude quant à une rupture des négociations. Les restrictions aux échanges entre les entreprises américaines et le géant technologique chinois Huawei ainsi que les menaces de droits de douane sur les importations du Mexique ont encore noirci le tableau. La liste des facteurs ayant déstabilisé les marchés est loin d’être exhaustive, mais ils ont un point commun: tous proviennent de la Maison-Blanche, qui a fait étalage de sa force afin d’atteindre certains de ses objectifs. Avec le lancement de la campagne pour l’élection présidentielle, la politique américaine devrait rester une source d’incertitude et de volatilité pour les marchés. .

Le terme mis à la normalisation des politiques monétaires a stimulé les marchés

Avec l’annonce d’une interruption de son cycle de relèvements des taux d’intérêt et de la fin de la réduction de son bilan, le virage à 180 degrés de la politique de la Réserve fédérale américaine a été l’un des principaux moteurs des marchés d’actions et obligataires depuis janvier. En réponse aux pressions sur les marchés fin 2018, la Fed a renoncé à un calendrier qui prévoyait une hausse trimestrielle des taux et annoncé que l’allègement progressif de son bilan prendrait fin en septembre, c’est- à-dire bien plus tôt que prévu. Lors de sa réunion des 18 et 19 juin derniers, la banque centrale américaine s’est même montrée plus accommodante, laissant entendre qu’une baisse des taux pourrait intervenir dès juillet. Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a également tenté de rassurer les acteurs du marché concernant la capacité d’intervention de l’autorité monétaire européenne. Les marchés se montrent de plus en plus sceptiques à l’égard d’un impact réel de la politique monétaire en cas de récession. La très grande provision de liquidité de la banque centrale chinoise (PBOC), qui équivaut à 60% de la création de crédit sur une période continue de 12 mois, est un autre facteur qui explique le rebond des marchés

Nous nous montrons prudents concernant le deuxième semestre

Alors que nous entamons le deuxième semestre, nos allocations obligataire et actions sont légèrement sous- pondérées et nous surpondérons la trésorerie. D’après nous, ce sont les politiques monétaires de plus en plus accommodantes qui expliquent la hausse des marchés, qui semblent par ailleurs sciemment ignorer plusieurs risques, notamment les perspectives décevantes du côté des entreprises, le ralentissement tendanciel de l’économie, le report des interventions des banques centrales et la dégradation des relations entre les États-Unis et le reste du monde. Nous préférons risquer de passer à côté de certaines revalorisations à court terme et privilégier la gestion des risques, d’autant que la performance des portefeuilles depuis janvier est appréciable.

Dans la section suivante, nous analyserons l’environnement macroéconomique et les conditions financières actuelles, à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché et notre allocation d’actifs

Sommaire

  • SYNTHESE
  • L'ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION POUR LE 2EME TRIMESTRE 2019

 

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Perspectives d'Investissement 2019

Synthèse

Les marchés financiers mondiaux ont été fortement pénalisés par la conjoncture géopolitique

Après une année 2017 inhabituellement calme sur les marchés financiers, 2018 a eu l’effet d’une douche froide pour les investisseurs. L’euphorie sur les marchés d’actions en début d’année a laissé la place à une nervosité virant à l’anxiété. C’est que, d’une part, des difficultés économiques et politiques assombrissaient le paysage et, d’autre part, le comportement du marché était extrême.

L’économie américaine s’est nettement démarquée, comme l’ont montré les bénéfices spectaculaires des sociétés. En parallèle, la croissance a décéléré dans d’autres régions, notamment en Chine et en Europe. Cet essoufflement a été aggravé par les répercussions de plus en plus prononcées de la guerre commerciale infligée par Donald Trump au reste du monde et dans laquelle la Chine est la principale cible. Les incertitudes politiques ont également pénalisé les marchés financiers, nettement plus d’ailleurs qu’au cours des dernières années. La résorption de plusieurs de ces difficultés sera l’un des facteurs déterminants pour que la confiance revienne sur les marchés.

Le trading modélisé déboussole les marchés d’actions

Le comportement des marchés d’actions en fin d’année a été tout autant extrême que difficile à justifier. La proportion écrasante d’opérations de trading informatisées – elles
ont augmenté au fil du temps pour atteindre 85 % des volumes d’échange – explique dans une grande mesure
les fluctuations intra journalières brutales et la rentabilité journalière, d’autant que la liquidité a été réduite. Si le trading informatisé ne s’est pas révélé problématique en phase haussière, les modèles ont déclenché des cessions aléatoires plus récemment du fait d’un essoufflement des signaux économiques et de la dynamique du marché. Il est impossible de prévoir quand les marchés auront retrouvé leur sang-froid. Néanmoins, les moteurs de la performance du marché à long terme seront les fondamentaux économiques et la rentabilité des sociétés, et non ces modèles de trading à court terme.

La rentabilité de la plupart des classes d’actifs a été négative

La performance décevante de 2018 est essentiellement imputable à la chute des marchés d’actions mondiaux, difficulté aggravée par les rentabilités annuelles négatives d’une écrasante majorité de classes d’actifs. Même les portefeuilles judicieusement diversifiés ne sont pas parvenus à offrir les niveaux de protection normalement attendus dans de telles conditions de marché. Une étude réalisée

par Deutsche Bank fin octobre a fait état d’une rentabilité en dollars négative pour 89 % des actifs, soit le niveau attesté le plus élevé depuis 1901. Même si ce pourcentage a modestement diminué ces derniers mois, il reflète toujours une situation où la très grande majorité des valorisations des actifs mondiaux étaient soutenues par des politiques monétaires extrêmes.

Les actions offrent toujours le plus haut potentiel de création de valeur

Nous ne partageons pas le pessimisme actuellement observé sur les marchés financiers et restons légèrement surexposés aux actions. Certes, nous ne contestons pas
le fait que la croissance économique a touché un plafond, mais elle devrait rester robuste un peu partout et nous n’anticipons pas de récession en 2019. Les valorisations
des actions semblent faibles au vu des perspectives bénéficiaires, les attentes d’un marché baissier sont excessives et les turbulences sur les marchés d’actions devraient être temporaires. Les fondamentaux économiques et les bénéfices des sociétés sont les moteurs de la performance des actions au fil du temps. Or une dichotomie oppose actuellement les anticipations des marchés et les informations qui ressortent des statistiques économiques et des résultats des entreprises.

Sommaire

SYNTHÈSE

  • SYNTHESE
  • REVUE DE NOS THÈMES D’INVESTISSEMENT 2018
  • SITUATION ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE EN 2018
  • LES MARCHÉS FINANCIERS EN 2018
  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 2019
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS FINANCIERS EN 2019
  • ALLOCATION D’ACTIFS EN 2019

 

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Perspectives d'Investissement 2018 | Revue Semestrielle

Synthèse

Cette publication semestrielle s’articule en trois parties. Nous réexaminons tout d’abord les attentes que nous avions formulées en janvier. Nous analysons ensuite plusieurs indicateurs économiques clés. Enfin, nous présentons l’allocation d’actifs recommandée pour le second semestre 2018.

Le positionnement de notre portefeuille était prudent en début d’année

Nous avons joué la prudence dans l’allocation de notre portefeuille début 2018, avec un niveau de trésorerie au- dessus de la moyenne et une surexposition modeste aux actions. Nous estimions que 2018 serait une année plus difficile pour les actions et c’est bel et bien le cas. Notre anticipation d’une hausse progressive des rendements obligataires a été validée dans le cas des bons du Trésor américain, mais elle ne s’est pas concrétisée pour les obligations des grands marchés européens.

Nous n’avons pas investi en actions lors du mouvement haussier spectaculaire de janvier. Le surachat sur les marchés et l’excès d’optimisme des investisseurs nous en ont dissuadés. Les conditions de marché actuellement instables font qu’il est difficile pour les actifs traditionnels de générer des rendements positifs. Le rôle des stratégies alternatives n’en est que renforcé : elles sont une source de performance non corrélée et accroissent la résistance des portefeuilles.

La croissance mondiale a ralenti, notamment en Europe

La croissance mondiale a fléchi au premier semestre, mais reste solide. Les niveaux élevés de l’activité économique enregistrés un peu partout dans le monde en 2017 ne se sont pas maintenus en début d’année, comme l’escomptaient les marchés. La croissance du secteur manufacturier et des échanges commerciaux a été en effet plus modérée. Un ralentissement de la croissance économique a été observé en Europe, au Japon et même aux États-Unis. Des marchés financiers sous pression, l’escalade des tensions commerciales et l’actualité politique sont autant de facteurs qui ont refroidi l’optimisme et assombri les perspectives économiques.

Par rapport à 2017, les mesures radicales déployées par Donald Trump sont de plus en plus déstabilisantes. L’économie américaine se redresse grâce à un marché du travail bien portant, à des dépenses de consommation robustes et au coup de pouce de la réforme fiscale. En revanche, la zone euro espère nettement améliorer sa performance du premier semestre. Un euro plus faible devrait soutenir les exportations, particulièrement si une solution favorable au litige entourant les échanges commerciaux mondiaux est rapidement trouvée.

La BCE reste prudente

Le ton assuré de la Réserve fédérale américaine lorsqu’elle commente sa politique monétaire contraste avec les messages teintés de prudence de la Banque centrale européenne. La Fed a déjà relevé son taux d’intérêt de référence à deux reprises depuis janvier. Elle a par ailleurs indiqué qu’elle procéderait à de nouvelles hausses de ses taux aux troisième et quatrième trimestres. L’autorité monétaire américaine a également commencé à réduire la taille de son bilan d’environ 150 milliards de dollars, à près de 4 300 milliards de dollars. Pour sa part, la Banque centrale européenne a annoncé qu’elle mettrait un terme à son programme de rachats d’actifs en fin d’année. La nouvelle d’un maintien des taux d’intérêt au moins jusqu’à l’été prochain a toutefois créé une onde de choc et la monnaie unique s’en est trouvée nettement affaiblie.

La BCE semble clairement réfréner l’euro pour soutenir l’économie de la région en réponse au fléchissement de l’activité économique en Europe et à la menace d’une guerre commerciale mondiale.

Notre surexposition aux actions est modérée

La perspective actuelle d’une croissance inscrite dans la durée et une saison des résultats prometteuse sont des facteurs de soutien pour les actions. Pourtant, des écueils existent : les rendements obligataires augmentent et l’application de droits de douane sur les marchandises inquiète les marchés. Nous restons surexposés aux actions, avec une exposition régionale bien diversifiée.

Il est essentiel également, selon nous, de diversifier les portefeuilles de placement, étant donné les conditions de marché périlleuses et mouvantes. L’époque où tous les actifs bénéficiaient d’une abondante provision de liquidités et de taux d’intérêt extrêmement bas est révolue et les marchés sont à présent plus exigeants. Nous avons donc accru notre exposition aux stratégies alternatives afin de mieux répartir le risque du portefeuille et de mobiliser diverses sources de performance.

Dans la section suivante, nous analyserons l’environnement macroéconomique et les conditions financières actuelles, à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché et notre allocation d’actifs.

Sommaire

  • SYNTHESE
  • L'ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION POUR LE 2EME TRIMESTRE 2018

 

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Perspectives d'Investissement 2018

Synthèse

 

L’économie mondiale s’est bien portée en 2017 et les marchés d’actions, encore mieux

L’économie mondiale a enregistré son taux de croissance
le plus élevé depuis 2011. Toutes les régions ont été concernées et les anticipations ont été revues à la hausse en cours d’année. Les tensions géopolitiques, parfois très inquiétantes, n’ont pas entamé la confiance immodérée
des entreprises et des ménages. L’impact de ces tensions sur les marchés de capitaux aura été de courte durée.
Les craintes liées à l’actualité politique en Europe se sont dissipées, les partis populistes n’ayant pas réussi à s’imposer lors de plusieurs grands rendez-vous électoraux. L’ascension spectaculaire d’Emmanuel Macron à la présidence française a été vue comme un réel atout pour la future stabilité de l’Union européenne.

Une fois n’est pas coutume, l’année 2017 a été un long fleuve tranquille pour les marchés d’actions. La rentabilité patente des entreprises et une liquidité abondante ont soutenu les cours boursiers. La volatilité est restée proche de ses points bas historiques et aucun grand choc n’a été observé. Les marchés obligataires ont été un peu plus agités, mais dans des fourchettes relativement étroites. Contre toute attente, l’euro a été la devise la plus robuste. La monnaie unique a bénéficié d’une plus grande stabilité que prévu sur la scène politique.

Les marchés d’actions, moteurs de la performance de nos portefeuilles

Notre décision de surpondérer les actions pendant toute l’année 2017 explique l’excellente performance de nos portefeuilles. Si l’allocation obligataire a également contribué à la performance de l’année écoulée, les actions ont fait nettement mieux. Les performances enregistrées dans cette classe d’actifs ont été supérieures à la moyenne dans toutes les régions. Contrairement à 2016, la gestion alternative a signé une performance plus satisfaisante en 2017. Enfin, la sous-exposition au dollar américain des portefeuilles non libellés dans cette devise a limité l’effet défavorable de sa dépréciation.

 

L’économie mondiale, bien assise

L’économie mondiale se porte bien. La croissance est solide et elle s’inscrit dans la durée, et ce de façon homogène
dans toutes les grandes régions. Le dynamisme de l’activité mondiale et le faible niveau de l’inflation devraient se maintenir en 2018. La probabilité d’une récession semble minime à l’heure actuelle. Les risques politiques ont reflué, notamment en Europe. Et puis, l’on s’habitue un peu partout dans le monde à la façon peu orthodoxe avec laquelle le président Donald Trump dirige les États-Unis. Les conditions de liquidité demeurent très accommodantes, mais 2018 sera une année charnière. Des politiques monétaires plus traditionnelles doivent adroitement prendre le relais sur les programmes d’assouplissement monétaire.

 

Les actions restent notre classe d’actifs préférée

En ce début 2018, nous conservons une perspective favorable concernant les actions et nous continuons
à sous-pondérer les obligations. Les valorisations des actions ne semblent pas excessives globalement. La croissance bénéficiaire devrait se poursuivre, mais être plus modérée. Notre allocation aux actions n’affiche aucun biais géographique marqué. Notre exposition obligataire privilégie les stratégies sans contrainte et les obligations convertibles. Nous ne prévoyons pas une forte exposition au risque de change pour nos portefeuilles. Notre allocation aux fonds alternatifs devrait rester dans le haut de la fourchette de l’allocation stratégique aux actifs.

 

Sommaire

  • SYNTHESE
  • REVUE DE NOS THÈMES D’INVESTISSEMENT 2017
  • SITUATION ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE EN 2017
  • LES MARCHÉS FINANCIERS EN 2017
  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 2018
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS FINANCIERS EN 2018
  • ALLOCATION D’ACTIFS EN 2018

 

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Perspectives d'Investissement 2017 | Revue Semestrielle

Synthèse

Cette publication semestrielle s’articule en trois parties. Nous réexaminons tout d’abord les attentes que nous avions formulées en janvier. Nous analysons ensuite plusieurs indicateurs économiques clés. Enfin, nous présentons l’allocation d’actifs recommandée pour le second semestre 2017.

Nous avons augmenté notre allocation aux actions début 2017

Anticipant de bonnes perspectives macroéconomiques et actions pour 2017, nous avons accru l’allocation aux actions en début d’année pour positionner les portefeuilles de façon dynamique. Nous prévoyions alors également qu’une accélération de la croissance bénéficiaire à l’échelle mondiale soutiendrait les cours des actions, ce qui a effectivement été le cas au premier semestre.

De même, nous avions réaffirmé notre conviction forte vis-à-vis des marchés émergents et l’exposition aux actions mondiales définie en début d’année était bien diversifiée d’un point de vue régional. Nous avons augmenté depuis nos allocations aux actions européennes et émergentes. Les fonds alternatifs ont suscité des inquiétudes après une performance décevante en 2016. Cependant, les différents fonds auxquels nous sommes exposés ont été nettement mieux orientés ce semestre et ils ont contribué à la solide performance des portefeuilles.

La croissance économique mondiale n’a pas été ébranlée par une actualité politique et géopolitique dense sur la période

Toutes les régions connaissent une embellie et, pour une fois, cette progression correspond aux attentes. Contrairement aux années précédentes, les prévisions de croissance ont été revues à la hausse un peu partout. Les acteurs économiques sont confiants et aussi bien les investissements que les échanges commerciaux remontent après avoir touché des points bas. En Europe, plusieurs grands rendez-vous électoraux étaient susceptibles de compromettre le projet communautaire. Néanmoins, les candidats populistes ne sont pas parvenus à battre leurs adversaires pro-européens favorables à une plus grande intégration. L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française ouvre la voie à des réformes importantes en France. L’unité européenne devrait par ailleurs s’en trouver renforcée, d'autant plus qu'en parallèle, la croissance économique dans la zone euro surprenait à la hausse. L’administration Trump continue à faire régulièrement la une de l’actualité. Elle peine toutefois à mettre en place la nouvelle loi sur le système de santé et les réformes de relance promises pendant la campagne présidentielle. Les marchés d’actions américains ont bien résisté jusqu’ici à ces contretemps, aussi décevants soient- ils.

Les principales banques centrales attendent toujours une hausse de l’inflation

La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont suivi des politiques monétaires divergentes ces dernières années, et ce pour différents motifs. Si la BCE est restée très accommodante, la Fed a durci le ton. D’une part, elle a accéléré le rythme des hausses des taux d’intérêt ; d’autre part, elle a annoncé une série de mesures pour réduire son bilan. Les deux banques centrales s’accordent toutefois sur un point : l’absence d’inflation inscrite dans la durée. C’est l’un des indicateurs qui tardent à repartir ces dernières années. À ce stade, la Fed semble plus confiante concernant un éventuel alignement de l’inflation sur le taux d’inflation cible. En effet, les pressions auxquels sont soumis les salaires entraînent finalement une hausse des prix. L’autorité monétaire américaine estime donc pouvoir procéder à une normalisation de sa politique. Pour sa part, malgré un reflux des risques politiques et une conjoncture économique favorable, la BCE fait toujours montre de prudence. Les chiffres de l’inflation resteront sous surveillance au second semestre puisqu’ils serviront à orienter les politiques monétaires à venir.

Nous restons disposés à prendre des risques

Le contexte macroéconomique mondial favorable et la saison des résultats qui s’annonce prometteuse stimulent notre appétit pour le risque. La surpondération des actions est d’ailleurs le principal moteur de la performance du portefeuille. Malgré les inquiétudes suscitées par les valorisations élevées de la plupart des classes d’actifs, résultat de politiques monétaires sans précédent, la prudence ne nous semble pas encore de mise. En effet, les cours des actions sont désormais soutenus par une accélération de la croissance bénéficiaire, et non plus par les seules injections massives de liquidité et l’anticipation d’une progression de la croissance. Enfin, les marchés ne se montrent pas encore euphoriques, un comportement habituellement observé à la fin d’un cycle haussier. De ce fait, nous restons surexposés aux actions.

La section suivante de cette publication semestrielle évalue l’environnement macroéconomique et les conditions financières à ce stade, à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché et notre allocation d’actifs.

Sommaire

  • SYNTHESE
  • L'ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION POUR LE 2EME TRIMESTRE 2017

 

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Perspectives d'Investissement 2017

Synthèse

Des bouleversements politiques et une inflexion majeure des rendements obligataires ont caractérisé l’année 2016

Les marchés ont manqué d’allant début 2016 face aux inquiétudes suscitées par l’économie chinoise et aux prix bas des matières premières. Ils sont ensuite repartis légèrement à la hausse jusqu’au début de l’été. À l’occasion du référendum du 23 juin, le Royaume-Uni s’est prononcé en faveur d’une sortie de l’Union européenne. L’onde de choc créée a entraîné une nouvelle correction des actions et un effondrement de la livre sterling. Il n’aura cependant fallu que quelques semaines aux marchés d’actions pour effacer les pertes enregistrées, avant de se stabiliser. La demande pour les actifs refuges, en réponse à la victoire inattendue de Donald Trump, n’a été que de très courte durée. Ce comportement étonnant des marchés s’explique par le redressement presque instantané des actifs à risque, lesquels ont terminé l’année en progression.

2016 restera vraisemblablement dans les annales également, car le rallye des marchés obligataires sur 35 ans a finalement pris fin.

 

La stratégie en 2016 a consisté à éviter des pertes importantes plutôt qu’à rechercher des performances binaires

En 2016, nous avons adopté un positionnement très défensif au cours de trois périodes longues afin de protéger nos portefeuilles d’un atterrissage brutal de l’économie chinoise et des retombées de deux événements politiques tant imprévisibles que décisifs. Nous avons également pris des bénéfices sur l’or, de même que renforcé plusieurs fois au bon moment notre exposition aux marchés émergents. Notre exposition longue au dollar américain a porté ses fruits. En revanche, nos expositions aux stratégies actions Long/Short et Global Macro n’ont pas enregistré les performances escomptées.

Les perspectives économiques pour 2017 s’améliorent

Les perspectives économiques pour 2017 semblent plus favorables : la croissance mondiale s’annonce plus équilibrée et les inquiétudes à l’égard de la Chine et des marchés émergents se sont dissipées. Les principaux risques pour 2017 sont de nature politique, avec des échéances électorales dans plusieurs grands pays européens. Par ailleurs, les marchés attendent beaucoup de la capacité de Donald Trump à mettre en place de nouvelles politiques. Tout en restant accommodantes, les principales banques centrales ont commencé à admettre que leurs interventions avaient des limites et qu’elles ne pourraient pas se prolonger indéfiniment.

Nous avons une nette préférence pour les actions par rapport aux obligations

Pour ce qui est de 2017, les actions sont, d’après nous, bien orientées et nous restons prudents vis-à-vis des obligations bien notées. Notre exposition aux actions sera répartie entre les différentes régions et nous restons confiants concernant les actions émergentes. Les actions européennes devraient bénéficier de valorisations raisonnables et du soutien renouvelé de la politique de la BCE. Notre quête de rendement continuera à se concentrer sur les prêts bancaires européens et la dette à haut rendement européenne et nous rechercherons un bon point d’entrée pour nous positionner sur la dette émergente. Le dollar américain devrait rester fort dans un premier temps, mais il est peu vraisemblable, d’après nous, que cette vigueur se prolonge jusqu’en
fin d’année. L’or a fait face à des vents contraires, mais il pourrait bénéficier de son statut d’actif refuge si les nombreuses attentes du marché à l’égard des politiques de l’administration Trump n’étaient pas satisfaites.

Les points de vue préalablement exposés pourraient se voir affecter par tout événement géopolitique majeur. Nous veillerons à rester sans cesse attentifs à l’actualité.

 

Sommaire

  • SYNTHESE
  • REVUE DE NOS THÈMES D’INVESTISSEMENT 2016
  • SITUATION ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE EN 2016
  • LES MARCHÉS FINANCIERS EN 2016
  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 2017
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS FINANCIERS EN 2017
  • ALLOCATION D’ACTIFS EN 2017

 

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Perspectives d'Investissement 2016 | Revue Semestrielle

Synthèse

Cette publication semestrielle s’articule en trois parties. Nous réexaminons tout d’abord les attentes que nous avions formulées en janvier. Nous analysons ensuite plusieurs indicateurs économiques clés. Enfin, nous présentons l’allocation d’actifs recommandée pour le second semestre 2016.

Les actions toujours préférées aux obligations de première qualité

Si nous avons depuis longtemps la conviction que les actions continuent à offrir une valeur relative supérieure à celle des obligations de première qualité, nous avons toutefois pris des mesures fermes début janvier. Nous avons ainsi nettement réduit notre exposition aux actions et fortement augmenté le niveau de liquidité. Ces décisions ont contribué à limiter en partie l’impact de graves tensions sur les marchés pour les portefeuilles.

Nous avions également fait part en début d’année d’un intérêt grandissant pour les actions des marchés émergents, intérêt qui s’est matérialisé par l’augmentation de notre allocation dans cette classe d’actifs en mars dernier. Autre conviction alors formulée : la nécessité de diversifier davantage les portefeuilles par le biais de placements dans des stratégies alternatives assorties d’une faible volatilité et avec une corrélation limitée aux actifs de gestion traditionnelle.

Une croissance économique mondiale décevante au premier trimestre, sans perspective de remontée au deuxième semestre

La croissance de l’économie mondiale a été une nouvelle fois inférieure aux estimations. L’économie américaine n’a progressé que modérément au premier trimestre et aucune autre grande économie n’est parvenue à compenser ce résultat décevant. La Banque mondiale, le FMI et l’OCDE ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2016. Ces révisions sont intervenues avant la décision inattendue des électeurs britanniques de quitter l’Union européenne. Autant dire que les incertitudes n’ont fait depuis qu’augmenter. Ces perspectives assombries s’expliquent principalement par le fait que les banques centrales disposent désormais de très peu d’outils pour intervenir au niveau de l’économie réelle et que les États sont peu enclins à prendre des mesures d’incitation fiscale.

Un positionnement plus défensif et une prise de risque fonction de perspectives attrayantes

Compte tenu de la dégradation des fondamentaux, de maigres perspectives bénéficiaires pour les entreprises
et de risques politiques accrus, nous avons adopté une stratégie plus défensive pour nos portefeuilles. Elle a consisté à réduire à nouveau notre exposition aux actions et à maintenir l’allocation en liquidité supérieure à 10 %. Nous avons stratégiquement augmenté notre exposition au dollar américain au premier semestre et profité de son appréciation au lendemain du référendum au Royaume- Uni pour prendre des bénéfices sur la moitié de la position. Nous sommes donc à présent exposés à un niveau de risque inférieur sur ce segment également. Nous avons par ailleurs régulièrement renforcé nos positions dans l’univers alternatif afin de réduire la volatilité du portefeuille et d’être moins dépendants de la direction des marchés.

Notre politique de gestion des risques et la couverture des actions européennes

Il s’est révélé difficile, dans les semaines qui ont précédé le référendum sur la sortie ou le maintien du Royaume- Uni dans l’Union européenne, d’en déterminer l’issue. Nous étions également d’avis que la baisse des marchés d’actions en cas de « Brexit » serait nettement supérieure à la hausse éventuelle en cas de vote en faveur du statu quo. Nous avions ainsi pris la décision de couvrir nos expositions aux actions européennes et britanniques compte tenu de l’asymétrie associée à cette consultation binaire. La couverture des actions britanniques a été rapidement levée suite aux résultats. Nous maintiendrons la protection temporaire, à moins d’une franche amélioration des perspectives concernant les actions européennes.

La section suivante de cette publication semestrielle évalue l’environnement macroéconomique et les conditions financières à ce stade, à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché et notre allocation d’actifs.

Sommaire

  • SYNTHESE
  • L'ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION POUR LE 2EME TRIMESTRE 2016

 

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