Allnews «N’achetez pas votre poulet comme un pigeon»


©Keystone

L’investisseur se doit de comprendre les dynamiques d’une industrie et de lui attribuer la valorisation qu’il juge appropriée.

Imaginez-vous entrer dans un supermarché pour y faire vos courses de la semaine. En progressant dans les rayons, vous vous retrouvez face à un vaste choix de produits, chacun flanqué d’une étiquette indiquant son prix. Payeriez-vous 1000 francs un kilo de pommes de terre parce que c’est le prix indiqué à l’étalage ce jour-là ? Ou au contraire, repousseriez-vous votre achat car vous savez ce que vaut le kilo de pommes de terre et que celui-ci n’a rien de correct ?progressant dans les rayons, vous vous retrouvez face à un vaste choix de produits, chacun flanqué d’une étiquette indiquant son prix. Payeriez-vous 1000 francs un kilo de pommes de terre parce que c’est le prix indiqué à l’étalage ce jour-là ? Ou au contraire, repousseriez-vous votre achat car vous savez ce que vaut le kilo de pommes de terre et que celui-ci n’a rien de correct ?

Un investisseur devrait toujours acheter le titre d’une société cotée en bourse comme il fait ses courses au supermarché. Pas de la même façon dont il achète un parfum dans un magasin de luxe pour l’offrir à son conjoint à la Saint-Valentin.

Cet exemple illustre deux notions importantes : l’investisseur doit savoir ce qu’il achète et combien il est prêt à payer. Si ces deux conditions (compréhension du prix et de la valeur de l’objet) ne sont pas satisfaites, il devra se garder d’investir. Dès lors, comment juge-t-on que la compréhension d’une situation est suffisante ? De même, comment juge-t-on que le prix estimé d’un bien est fiable en présence de nombreux paramètres variables ?

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