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De très bons résultats confirmés au Championnat du monde!

COUPE DU MONDE, VAL MARTELLO (ITA)

Le Val Martello, dans le Tyrol du sud, est une des régions d’Italie où l’allemand est la langue principale. Un sprint et une course individuelle nous y attendaient. Mes sensations au moment d’aborder ces compétitions n’étaient pas excellentes à cause de maux de ventre qui me dérangeaient depuis quelques jours. Mais je comptais sur ma motivation et ma détermination pour faire la différence.

Lors du sprint, je réalise une bonne manche de qualification mais à ma grande surprise je ne réalise que le 29ème temps des qualifications! A Flaine, j’avais obtenu le meilleur temps… Heureusement, je passe donc tout juste en ¼ de finale. Pour me motiver et me réveiller, je suis même allé jusqu’à me mettre de la neige dans le cou. En ¼ je réalise une bonne course mais malheureusement je commets trop d’erreurs et termine 5ème de mon quart et à la 21ème place finale. Un peu déçu mais mes sensations ne me permettent pas de faire beaucoup mieux ce jour-là.

Le lendemain, la course individuelle s’annonçait grandiose. La météo était parfaite et le parcours très technique. Heureusement, les sensations sont un peu meilleures. Je réalise un départ rapide pour me mettre directement dans le rythme. Au sommet de la première des 3 montées, je me suis dit que j’étais peut-être parti un peu vite et que j’allais le payer lors des montées suivantes. Mais ce fut l’inverse, jusqu’à la fin de la course je suis parvenu à garder un rythme élevé et à reprendre quelques concurrents pour terminer à une très belle 14ème place! J’en suis vraiment satisfait!

 

CHAMPIONNATS DU MONDE EN ANDORRE

Les Championnats du monde ont lieu chaque deux ans et par conséquent chaque athlète avait coché cet événement depuis longtemps en espérant s’y présenter au top de sa forme. 4 courses y étaient proposées : le sprint, le relais, la verticale, et l’individuelle. Je n’ai pas eu l’opportunité de participer au relais car il faut être 4 coureurs, mais les trois autres courses me suffisaient amplement.

Je m’étais fixé un objectif ambitieux avant ces championnats : figurer dans le top 10 dans les 3 disciplines. Lors du sprint, je passe sans problème la qualification et puis j’ai remporté mon quart de finale. Je me retrouve donc en ½ finale et suis assuré de terminer parmi les 12 premiers. Le niveau est extrêmement élevé en ½ finale et la fatigue commence à se faire ressentir. Je termine 5e de ma série, ce qui ne me suffit pas pour aller en finale mais cela me permet d’obtenir un excellent 10ème rang final!

Après un jour de repos avait lieu la verticale. Je connaissais le parcours par cœur car j’y ai obtenu mes meilleurs résultats : 3ème au Championnat d’Europe en cadet en 2014, 2ème en Coupe du monde en junior en 2017 et 1er en Coupe du monde en espoirs en 2019.

   

   

Le matin de la course, je remarque tout de suite que de très bonnes sensations sont au rendez-vous. Je fais mon maximum pour rester calme et concentré et de pas me laisser emporter par l’excitation. Je réalise un bon départ et viens me placer rapidement parmi les 10 premiers. A mi course, je pointe au 8ème position et me dis que si je parviens à conserver ce rang jusqu’à l’arrivée je serai super satisfait. A quelques centaines de mètres de l’arrivée, je vois que je me rapproche rapidement des coureurs devant moi. Je fais l’effort pour les rejoindre et puis après quelques secondes, je me dis « et pourquoi pas… » Je me mets à courir avec les skis aux pieds, je dépasse deux concurrents italiens et vois un Espagnol un vingtaine de mètres plus loin. Je ne coupe pas mon effort. Je le rejoins, le dépasse et sans me retourner je fonce droit vers la ligne d’arrivée. Si vous avez fait les calculs, vous aurez compris que je viens de terminer 5ème des Championnats du monde! Quelques secondes après l’arrivée, je n’y crois pas, c’est incroyable! Les émotions sont immenses. J’en ai eu les larmes aux yeux pendant quelques heures…

Les Championnats du monde ne sont pas encore terminés, il reste la course individuelle, la course « reine ». Malheureusement, les mauvaises conditions météo ont contraint les organisateurs à modifier le parcours. Le parcours s’annonçait beaucoup moins excitant mais l’essentiel pour les athlètes était d’avoir une course pour pouvoir s’exprimer.

Je réalise un bon départ, mais rapidement je vois que je n’arrive pas à suivre les meilleurs. Je recule donc un peu classement mais me bats jusqu’au bout pour obtenir le meilleur classement possible. Je terminerai 17ème.

Résumé de mes résultats : 10ème au sprint, 5ème à la verticale et 17ème à l’individuelle.

 

CHAMPIONNATS DU MONDE LONGUE DISTANCE PAR EQUIPES

 

Quelques jours après mon retour d’Andorre, c’était déjà l’heure de repartir. Direction Arèches-Beaufort, lieu de la mythique course Pierra Menta. Un parcours de près de 3500m de dénivelé nous y attendait et les meilleures équipes du monde allaient s’y disputer le titre de champion du monde longue distance.

En tant que Belge, la difficulté pour moi fut de trouver un coéquipier… J’ai réussi à motiver Gauthier Masset, un belge qui habite également à Vercorin en Suisse pour faire la course avec moi. Même s’il y avait une petite différence de niveau entre nous deux, j’ai vraiment été ravi de faire cette course avec lui et me réjouis d’en faire d’autres à l’avenir.

Il y avait également une autre équipe belge présente à Arèches. Nous étions donc 4 coureurs belges, c’était vraiment super chouette de partager cette expérience avec eux.

@360dsm