Lettre mensuelle | Février 2021

LES RÉSULTATS DES SOCIÉTÉS US AU 4ÈME TRIMESTRE SONT LARGEMENT SUPÉRIEURS AUX PRÉVISIONS

+1’625% LA PERFORMANCE DE GAMESTOP, LA VALEUR LA PLUS EN VUE DE CE DÉBUT D’ANNÉE !

Perspective d’investissement

Les marchés des actions ont bien démarré en 2021 avant de terminer janvier sur une note beaucoup plus faible. Cette faiblesse a résulté principalement d’une réduction de l’exposition des hedge funds dans un pic de volatilité et aux inquiétudes sur la campagne de vaccination. L’indice MSCI World a baissé de 0,8 %, les marchés asiatiques ayant surperformé sous la houlette de méga-capitalisations telles que Tencent, Alibaba ou TSMC. Les emprunts d’États ont également terminé en territoire négatif ; les rendements des bons du Trésor à 10 ans ont grimpé de 0,92 % à 1,07 %, les marchés ayant intégré une hausse des attentes d’inflation et une augmentation des dépenses aux États-Unis. Ceci a fait suite à la victoire des démocrates des deux sièges restants du Sénat lors du second tour de scrutin du 5 janvier en Géorgie. Avec 50 sénateurs pour chaque parti, le vote décisif de la vice-présidente Kamala Harris donne la plus petite des majorités aux démocrates, ce qui augmente leurs chances de faire adopter des mesures de relance budgétaire plus importantes.

La saison des bénéfices du 4ème trimestre 2020 bat son plein et 65 % de la capitalisation boursière du S&P 500 ont publié leurs résultats à ce jour. Les bénéfices ont dépassé les attentes de 18,5 % en moyenne, avec 81 % des en-treprises affichant des surprises positives. Les revenus ont également dépassé les estimations de 3,2 % en moyenne, avec 74 % de surprises positives. Ces résultats n’ont toutefois pas représenté un soutien aussi fort pour les marchés des actions. De nombreuses entreprises ayant publié à la fois des revenus et des bénéfices supérieurs aux attentes ont sous-performé le marché, ce qui est surprenant. Cette réaction mitigée est probablement due à des perspectives prudentes dans un environnement économique qui reste incertain.

La sous-performance des actions européennes en fin du mois peut s’expliquer en partie par des développements négatifs relatifs à Covid-19. Un début de campagne de vaccination décevant, des mesures plus restrictives ainsi que des problèmes d’approvisionnement en vaccins ont contribué à tempérer l’optimisme quant à la réouverture des économies.

Strategie d’investissement

Notre scénario de base anticipe un fort rebond économique à partir du deuxième trimestre et nous avons positionné les portefeuilles en conséquence. Notre allocation d’actions est surpondérée et notre exposition aux obligations se concentre sur les segments dynamiques du marché. Nous privilégions la dette des marchés émergents, les crédits à haut rendement et les obligations convertibles, tandis que l’exposition aux obligations les mieux notées est fortement sous-pondérée. Les fonds alternatifs et l’or sont les principaux éléments de diversification du portefeuille, et le niveau de liquidités est faible. Pour les portefeuilles non libellés en USD, le poids du dollar est sous-pondéré.

Notre allocation en actions reste très diversifiée quant aux différentes régions, aux styles d’investissement et aux tailles des capitalisations boursières. Les marchés actions restent toujours volatils et l’année dernière a démontré que même les tendances bien ancrées peuvent s’inverser de manière très soudaine. C’est pourquoi nous restons exposés aux styles “croissance” et “valeur”, la valeur bénéficiant de valorisations déprimées, tant en termes relatifs qu’absolus. D’un point de vue régional, nous avons renforcé l’exposition à la Chine et continuons à privilégier les marchés émergents et japonais. Enfin, nous sommes toujours exposés aux marchés frontières qui offrent un potentiel de rattrapage important en raison de faibles valorisations et de fondamentaux solides.

LES MARCHÉS SONT MENACÉS PAR LA LENTEUR DU DÉPLOIEMENT DES VACCINS ET LES NOUVELLES VARIANTES DE VIRUS

Activité de portefeuilles/ Nouvelles

Le mois de janvier s’est avéré légèrement négatif pour les portefeuilles malgré un bon début d’année. Le nombre de contributeurs et de détracteurs s’est neutralisé. Les meil-leures contributions des actions ont été fournies par les actions chinoises, les petites capitalisations américaines, le fonds multithématique et les marchés émergents ; les fonds “value” ont été les principaux détracteurs. Dans la poche obligataire, les emprunts à haut rendement et le crédit des marchés émergents ont généré des gains, tandis que les fonds investissant dans les obligations les mieux notées ont nui à la performance.

Après une longue pause, nous avons réinitié une position dans les actions britanniques. Nous avions neutralisé notre exposition aux actifs britanniques en raison de l’incertitude politique élevée qui a suivi le vote du Brexit. Cette décision s’est avérée judicieuse, car les actions britanniques ont sous-performé de manière significative au cours de ces dernières années. Le Royaume-Uni est toutefois aujourd’hui la région la plus sous-pondérée au niveau mondial par les allocateurs d’actifs ; la décote des valorisations du marché des actions britanniques par rapport au reste du monde est également proche de niveaux records. Ces facteurs parmi d’autres pour-raient déclencher un rattrapage des actions britanniques au cours de cette année. Nous avons investi dans un fonds que nous connaissons depuis longtemps ; sa stratégie est basée sur une approche “value” et sur une gestion active.

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