Lettre Mensuelle | Juin 2021

LES PRIX DE L’OR GRIMPENT DE 7.8% EN MAI

L’INFLATION US SUR UN AN À SON PLUS HAUT NIVEAU DEPUIS 13 ANS

Perspectives d’investissement

En mai, les marchés d’actions ont ajouté des gains modestes à ceux enregis-trés au cours des mois précédents. La dispersion de performances entre les régions et les styles d’investissement a été moins prononcée que celle obser-vée auparavant, même si les valeurs de croissance sont restées à la traîne. Les marchés ont été dominés par les inquiétudes liées à l’inflation et, de manière quelque peu surprenante, les actions se sont révélées beaucoup plus volatiles que les obligations, même si les pics de volatilité se sont avérés éphémères. Les marchés des matières premières ont poursuivi leur rallye, le prix de l’or ayant rattrapé toutes ses pertes du début d’année et le prix du pétrole ayant encore progressé. Sur les marchés des changes, le dollar US a continué à se déprécier face à la plupart des devises, la parité EUR/USD augmentant de 1,7%, ce qui la ramène à son niveau de fin 2020.

Les données relatives à l’inflation ont fait l’objet de nombreuses discussions au cours du mois dernier et ont également été une source de volatilité pour les marchés, en particulier pour les valeurs de croissance. En avril, l’IPC US a bondi de 4,2% en glissement annuel, son plus haut niveau depuis septembre 2008, et bien au-delà des prévisions de 3,6%. La progression des attentes d’inflation a soulevé la question de savoir si la Réserve fédérale serait con-trainte d’ajuster sa politique monétaire plus tôt que prévu actuellement. L’an dernier, la Fed a dévoilé une nouvelle approche, selon laquelle elle viserait dé-sormais une inflation moyenne de 2% plutôt qu’un objectif fixe de 2%, comme auparavant. Cette stratégie permet à la banque centrale de tolérer temporai-rement une inflation plus élevée, d’autant plus que sa priorité actuelle est un marché de plein emploi plutôt que les craintes d’inflation. La Fed a maintes fois insisté sur le fait qu’une inflation plus élevée ne serait que transitoire et non structurelle, mais il est prématuré de tirer une conclusion définitive sur cette question. Les marchés obligataires ont toutefois réagi très calmement aux chiffres élevés de l’inflation et semblent prêts à faire confiance à la Fed, du moins pour l’instant. Il ne fait aucun doute qu’il sera très difficile pour la banque centrale de communiquer tout changement de sa politique monétaire sans perturber les marchés.

 

Stratégie d’investissement

Les marchés d’actions ont continué à progresser, même si un nombre croissant d’investisseurs semble douter de la durabi-lité du rallye. Les principales inquiétudes du marché concernent les risques d’inflation plus élevée, la nécessité pour la Réserve fédérale d’entamer des discussions sur une réduction de son soutien et le fait que les marchés aient déjà escompté de nombreuses nouvelles positives. Nous sommes d’accord que l’absence de catalyseurs à court terme pourrait entraîner une certaine consolidation des marchés boursiers après leur bon début d’année. Nous avons toutefois été quelque peu rassurés par l’éclatement de plusieurs bulles de marché et continuons d’observer des valorisations attractives dans certains secteurs et régions. Notre allocation en actions est diversifiée et bien adaptée aux rotations du marché.

Nous continuons à être exposés aux obligations convertibles. Après une performance exceptionnelle en 2020, cette année s’est avérée plus difficile pour la classe d’actifs pour plusieurs raisons, notamment une volatilité moins élevée, une hausse des taux d’intérêt, la faiblesse des secteurs de croissance et un excès de nouvelles émissions. Nous sommes convaincus que la classe d’actifs demeure attractive car les valorisations sont inférieures à leur moyenne à long terme, les nouvelles émissions offrent de nouvelles opportunités thématiques et elle offre de la diversification aux portefeuilles.

LA PRESSION MONTE SUR LES BANQUES CENTRALES

Portfolio Activity/ News

Le mois de mai a été positif pour les portefeuilles, principale-ment grâce à la forte performance de l’or et au style d’investissement “value”. Si l’on exclut l’or, les meilleures contributions ont été apportées par les marchés frontières, la valeur européenne et britannique, les actions minières ainsi que la dette d’entreprise des marchés émergents. Le mois a été globalement calme pour les actifs à revenu fixe qui n’ont apporté que des contributions marginales. Les pires détrac-teurs ont été le fonds US Growth Small Caps et l’un de nos fonds d’actions japonaises. Jusqu’à présent cette année, nous continuons d’observer une surperformance des retardataires de l’année dernière, tandis que l’inverse est vrai pour les plus grands générateurs d’alpha en 2020.

Le mois dernier, nous avons profité de la correction de notre fonds multithématique pour renforcer son allocation. Avec son exposition aux valeurs de croissance, le fonds a connu un début d’année 2021 difficile, mais les moteurs à moyen et long terme de la stratégie restent convaincants. Nous avons également augmenté notre position en actions minières compte tenu des valorisations attractives et en guise de protection contre les risques d’inflation croissants.

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