Lettre Mensuelle | Octobre 2021

UN COUP DE FREIN POUR LE RALLYE DES ACTIONS EN SEPTEMBRE

+ 70% LES PRIZ DU GAS SE SONT ENVOLÉS EN SEPTEMBRE

PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT

Septembre a confirmé sa réputation de pire mois boursier, les marchés ayant restitué une partie de leurs solides gains de l’année. L’indice MSCI World en devises locales a chuté de 3,8 % et, à l’exception du Japon, la chute des bourses a été généralisée. Les investisseurs ont dû faire face à un certain nombre de problèmes, notamment une Fed plus restrictive, la montée des pressions inflationnistes, l’effondrement du groupe immobilier chinois Ever-grande, les chaînes d’approvisionnement sous tension, et les inquiétudes liées aux négociations sur le plafond de la dette US. La hausse des rendements obli-gataires a constitué un autre vent contraire pour les actions, ceux des bons du Trésor à 10 ans et des Bunds ayant augmenté de près de 20 bps. Dans cet en-vironnement, il n’est pas surprenant que le dollar américain se soit fortement apprécié. Enfin, la hausse rapide des prix de l’énergie a également pesé sur le sentiment du marché ; le prix du baril de WTI a bondi de 9,5 % au cours du mois, les prix du gaz grimpant à un rythme encore plus rapide.

Lors de la dernière réunion de la Réserve Fédérale, son président Jerome Powell n’a pas annoncé quand la banque centrale commencerait à réduire ses achats d’obligations. Il a toutefois indiqué que cette réduction pourrait bien-tôt être justifiée et les marchés s’attendent désormais à ce que la Fed annonce son plan lors de sa réunion de novembre. Cela dépendra toutefois probablement de la résolution des problèmes à Washington, car les tensions autour du plafond de la dette, de la résolution budgétaire et du risque de « shutdown » restent élevées. Néanmoins, la dernière position de la Fed, tout comme celle de la Banque d’Angleterre, a été considérée comme moins ac-commodante. Cela a poussé les rendements obligataires à la hausse et ajouté à l’angoisse des marchés d’actions au cours du mois dernier. En revanche, la communication de la BCE a eu tendance à rester plus souple et sa présidente Christine Lagarde a promis de ne pas “surréagir aux chocs d’offre transitoires” et de “continuer à fournir les conditions pour alimenter la reprise”.

STRATÉGIE D’INVESTISSEMENT

L’été s’est terminé sur une note plus faible pour les bourses. Jusqu’à présent, nous n’avons apporté aucun changement au positionnement de nos portefeuilles. Nous considérons que le récent mouvement représente un comportement normal des marchés d’actions après une période de forts gains sans baisse significative. Nous observons que les marchés sont plus nerveux et plus enclins à des changements soudains, mais nous considérons toujours que les fondamentaux sont favorables, bien que la poursuite de la hausse des actions risque d’être plus difficile. Nous serons très attentifs à la publication des résultats. La hausse des prix des matières premières et des coûts d’expédition fait partie des risques qui pourraient avoir un impact sur les marges bénéficiaires et les perspectives des entreprises devront également être surveil-lées de près. Notre allocation d’actions reste surpondérée, mais nous n’hésiterons pas à agir si nécessaire.

Les inquiétudes concernant le risque d’inflation persistante augmentent, ce qui a récemment eu un impact sur le niveau des rendements. Pour rappel, notre risque de duration glo-bale est faible, et nos stratégies de crédit ont répondu à nos attentes jusqu’à présent cette année ; le resserrement des spreads et le revenu des coupons ont plus que compensé la hausse des rendements obligataires observée en 2021.

LES MARCHÉS DEVIENNENT PLUS CAPRICIEUX ET LA VOLATILITÉ AUGMENTE

ACTIVITÉ DES PORTEFEUILLES / NOUVELLES

Après une longue période de rendements mensuels positifs, septembre a été un mois négatif pour les portefeuilles, prin-cipalement en raison de la faiblesse des marchés d’actions. Les actions minières, les petites capitalisations européennes, le fonds CTA et un certain nombre d’autres fonds d’actions ont été les pires détracteurs. Quelques fonds d’actions ont réussi à terminer le mois avec des performances positives, en particulier un fonds « value » européen et les actions des marchés frontières. La plupart des fonds à revenu fixe ont terminé le mois sur une note stable, malgré une tendance haussière des rendements, tout comme les autres stratégies alternatives que le CTA. Pour les portefeuilles non-USD, le dollar américain a été un contributeur positif.

En septembre, le fonds « value » européen a fait figure d’ex-ception, son positionnement lui ayant permis de générer un rendement positif malgré des marchés d’actions difficiles. Le fonds est fortement exposé aux secteurs de la finance et de l’énergie, le gérant estimant que ces secteurs sont très por-teurs en raison de valorisations très basses et des risques d’inflation. Le fonds s’est avéré être une bonne diversification pour le portefeuille en raison de sa composition et de la con-viction de longue date du gestionnaire quant à la hausse des pressions inflationnistes.

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