Perspectives 2021 | Analyse semestrielle et prévisions

Synthèse

L’économie se redresse en grande mesure, comme prévu

Dix-huit mois après l’apparition de la pandémie de Covid-19, l’économie mondiale connaît sa plus forte reprise après une récession depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce rebond est toutefois très inégal selon les pays et les économies développées s’en tirent bien mieux que celles en développement. Certains États ont levé pratiquement toutes les restrictions ; d’autres voient leur activité toujours limitée face à une recrudescence de la Covid-19 ou à la propagation rapide du variant delta. D’après la Banque mondiale, la croissance globale devrait s’accélérer pour atteindre 5,6% cette année, essentiellement grâce à la robustesse des économies américaine et chinoise. Malgré la reprise observée cette année, le niveau du PIB mondial en 2021 devrait rester près de 3,2% inférieur aux prévisions d’avant la pandémie. Les perspectives pour le deuxième semestre semblent favorables concernant les États-Unis et l’Europe, mais plus délicates pour l’Asie.

Les mesures de relance budgétaire demeurent un facteur de soutien

La relance monétaire a atteint un plafond, quoiqu’elle reste de grande envergure. Les mesures de relance budgétaire, pour leur part, continueront à agir nettement sur les économies dans les années à venir. À l’instar des campagnes de vaccination, la relance budgétaire a été très inégale selon les régions du globe, tout comme devrait l’être la reprise d’un pays à l’autre. Les économies en développement mettront vraisemblablement plus de temps pour renouer avec leurs niveaux d’activité antérieurs à la pandémie. Les économies avancées ont déjà bénéficié de mesures de relance budgétaires bien plus importantes et devraient continuer sur cette lancée à l’avenir. En Europe, le plan de relance est de taille et aux États-Unis, les projets de loi qui se sont succédé en faveur de la reprise représentent déjà plus d’un quart du PIB national. Un programme supplémentaire d’infrastructures de 1 200 milliards de dollars américains est sur le point d’être approuvé par les deux partis. Et un autre projet de loi destiné à financer les chantiers prioritaires des démocrates pourrait aboutir dans le cadre du processus de réconciliation. Autant dire que la relance budgétaire est loin de tarir.

Le deuxième semestre pourrait être plus exigeant pour les marchés financiers

des marchés émergents et des obligations à haut rendement méritent d’être soulignées. La volatilité a été moins prononcée, tandis que les investisseurs étaient très demandeurs d’actifs à risque. La performance des portefeuilles devrait cependant être plus modeste au cours des prochains trimestres et les circonstances semblent présager un regain de volatilité. Alors que les risques d’inflation sont élevés et que nous prévoyons une hausse des rendements obligataires, notre exposition aux actifs à revenu fixe est assortie globalement d’un faible risque de duration et nous sous-pondérons nettement les obligations de qualité « Investment grade ». Nous considérons toujours qu’il serait prématuré d’adopter une approche excessivement défensive, d’où notre exposition élevée aux actifs à risque. L’attention des marchés continuera à se porter sur les risques d’inflation et sur les communiqués de la Réserve fédérale pour savoir quand l’autorité monétaire prévoit de retirer une partie de son soutien. Tant que des niveaux élevés d’inflation persisteront, la pression sur la Fed ne fera qu’augmenter et les marchés pourraient se montrer un peu moins sereins.

Nous maintenons un positionnement dynamique pour nos portefeuilles

Le positionnement de nos portefeuilles reste dynamique. Nous sommes surexposés aux actions et nous maintenons un niveau de trésorerie peu élevé et une allocation aux actifs à revenu fixe qui privilégie la dette des marchés émergents, le crédit à haut rendement et les obligations convertibles. Notre allocation en actions est très diversifiée du point de vue des styles d’investissement, géographique et des capitalisations boursières. Nous sommes d’avis que les actions européennes et britanniques affichent toujours un potentiel de rattrapage important. Nous pensons également que nos expositions aux actions japonaises contribueront nettement à la performance de nos portefeuilles au cours des prochains trimestres. Les opérations de portage seront le principal moteur de la performance du crédit, car toute nouvelle compression des spreads sera limitée. Nous prévoyons ce semestre une meilleure tenue des obligations convertibles, en termes relatifs, qu’au premier.
Dans la section suivante, nous analyserons l’environnement macroéconomique et les conditions financières actuelles à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché ainsi que notre allocation d’actifs.

 

Sommaire

  • SYNTHÈSE
  • L’ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION D’ACTIFS POUR LE 2e SEMESTRE 2021

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