Perspectives d’Investissement 2014 | Revue Semestrielle

Synthèse

En Europe, les niveaux de stress ont continué à se dissiper et les événements politiques ont bien moins pesé sur les marchés financiers qu’au cours des années précédentes. Les spreads de la dette souveraine des pays périphériques se sont resserrés et la demande pour les actions européennes a été soutenue. Les principales banques centrales ont continué de jouer un rôle prépondérant dans les marchés; en mai, l’annonce d’un possible changement de la politiquemonétaire de la Réserve fédérale a eu un effet important sur les rendements obligataires et sur les actifs des marchés émergents. En octobre, la Banque Centrale Européenne a décidé de réduire son taux directeur à la suite d’une baisse inattendue de l’inflation.

 

En 2013, les marchés financiers ont été caractérisés par des performances très divergentesentre les différentes classes d’actifs. Les actions des économies développées ont généré les meilleurs résultats, tandis que celles des pays émergents sous-performaient. L’année a étédifficile pour la classe d’actifs obligataires, reflétée par des performances négatives enregistrées sur les nombreux segments de ce marché, en particulier la dette des marchés émergents; àl’inverse, les obligations à haut rendement se sont bien comportées. Les prix de la plupart des matières premières ont terminé l’année en baisse, l’or perdant plus d’un quart de sa valeur.

 

La croissance économique globale devrait s’améliorer en 2014, sous la conduite des économies développées. L’effet négatif des coupes budgétaires aux États-Unis et en Europe va se dissiper etune recrudescence d’activité devrait se manifester sous l’effet d’une convergence de la croissance des différentes zones, y compris en Europe. Les principaux risques pourraient venir de l’ajustement de la politique monétaire de la Réserve fédérale, de la fragilité de la reprise en Europe et de la mise en place de réformes structurelles dans les économies émergentes.

 

Les politiques monétaires resteront très accommodantes, à des degrés différents, dans les économies occidentales en raison notamment de la réduction du programme d’achat d’actifs de la Réserve fédérale. Ce changement de politique ne traduit toutefois pas un resserrementdes conditions monétaires mais une normalisation des taux d’intérêt dans le cadre de conditions économiques plus robustes; la Réserve Fédérale maintiendra ses taux proches de zéro en 2014. A l’inverse de son homologue américain, la Banque Centrale Européenne maintiendra un biais en faveur d’une politique monétaire plus souple afin de contenir la menace d’une inflation trop faible et soutenir la reprise naissante.

 

A ce stade, nous ne procéderons pas à des changements majeurs en termes d’allocation d’actifs; nous recommandons de maintenir la surpondération actuelle en actions et continuons de réduire notre exposition aux titres de créance avec des caractéristiques peu attractives.

 

La part des obligations « investment-grade » sera encore réduite, cependant nous continuerons de détenir un fonds investissant dans des obligations européennes de ce secteur et dont lerisque de duration est géré de façon active. Les conditions demeurent favorables pour les obligations à haut rendement compte tenu d’une contraction potentielle des spreads et de facteurs techniques favorables.

 

La classe actions reste la plus attractive du fait de la réduction des risques et des valorisations excessives des obligations « investment-grade ». D’un point de vue géographique, notre allocation continuera de se concentrer sur les marchés développés, malgré des valorisationsmoins chères des marchés émergents. Dans ce secteur, nous privilégions les actions asiatiques au détriment de celles d’Amérique latine et conservons donc nos expositions actuelles enactions chinoises et asiatiques.

Sommaire

  • REVUE DES PERSPECTIVES ECONOMIQUES 2014
  • MARCHES FINANCIERS
  • PERSPECTIVES
  • ALLOCATION D’ACTIFS: 2ème SEMESTRE 2014

 

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