Perspectives d’Investissement 2018 | Revue Semestrielle

Synthèse

Cette publication semestrielle s’articule en trois parties. Nous réexaminons tout d’abord les attentes que nous avions formulées en janvier. Nous analysons ensuite plusieurs indicateurs économiques clés. Enfin, nous présentons l’allocation d’actifs recommandée pour le second semestre 2018.

Le positionnement de notre portefeuille était prudent en début d’année

Nous avons joué la prudence dans l’allocation de notre portefeuille début 2018, avec un niveau de trésorerie au- dessus de la moyenne et une surexposition modeste aux actions. Nous estimions que 2018 serait une année plus difficile pour les actions et c’est bel et bien le cas. Notre anticipation d’une hausse progressive des rendements obligataires a été validée dans le cas des bons du Trésor américain, mais elle ne s’est pas concrétisée pour les obligations des grands marchés européens.

Nous n’avons pas investi en actions lors du mouvement haussier spectaculaire de janvier. Le surachat sur les marchés et l’excès d’optimisme des investisseurs nous en ont dissuadés. Les conditions de marché actuellement instables font qu’il est difficile pour les actifs traditionnels de générer des rendements positifs. Le rôle des stratégies alternatives n’en est que renforcé : elles sont une source de performance non corrélée et accroissent la résistance des portefeuilles.

La croissance mondiale a ralenti, notamment en Europe

La croissance mondiale a fléchi au premier semestre, mais reste solide. Les niveaux élevés de l’activité économique enregistrés un peu partout dans le monde en 2017 ne se sont pas maintenus en début d’année, comme l’escomptaient les marchés. La croissance du secteur manufacturier et des échanges commerciaux a été en effet plus modérée. Un ralentissement de la croissance économique a été observé en Europe, au Japon et même aux États-Unis. Des marchés financiers sous pression, l’escalade des tensions commerciales et l’actualité politique sont autant de facteurs qui ont refroidi l’optimisme et assombri les perspectives économiques.

Par rapport à 2017, les mesures radicales déployées par Donald Trump sont de plus en plus déstabilisantes. L’économie américaine se redresse grâce à un marché du travail bien portant, à des dépenses de consommation robustes et au coup de pouce de la réforme fiscale. En revanche, la zone euro espère nettement améliorer sa performance du premier semestre. Un euro plus faible devrait soutenir les exportations, particulièrement si une solution favorable au litige entourant les échanges commerciaux mondiaux est rapidement trouvée.

La BCE reste prudente

Le ton assuré de la Réserve fédérale américaine lorsqu’elle commente sa politique monétaire contraste avec les messages teintés de prudence de la Banque centrale européenne. La Fed a déjà relevé son taux d’intérêt de référence à deux reprises depuis janvier. Elle a par ailleurs indiqué qu’elle procéderait à de nouvelles hausses de ses taux aux troisième et quatrième trimestres. L’autorité monétaire américaine a également commencé à réduire la taille de son bilan d’environ 150 milliards de dollars, à près de 4 300 milliards de dollars. Pour sa part, la Banque centrale européenne a annoncé qu’elle mettrait un terme à son programme de rachats d’actifs en fin d’année. La nouvelle d’un maintien des taux d’intérêt au moins jusqu’à l’été prochain a toutefois créé une onde de choc et la monnaie unique s’en est trouvée nettement affaiblie.

La BCE semble clairement réfréner l’euro pour soutenir l’économie de la région en réponse au fléchissement de l’activité économique en Europe et à la menace d’une guerre commerciale mondiale.

Notre surexposition aux actions est modérée

La perspective actuelle d’une croissance inscrite dans la durée et une saison des résultats prometteuse sont des facteurs de soutien pour les actions. Pourtant, des écueils existent : les rendements obligataires augmentent et l’application de droits de douane sur les marchandises inquiète les marchés. Nous restons surexposés aux actions, avec une exposition régionale bien diversifiée.

Il est essentiel également, selon nous, de diversifier les portefeuilles de placement, étant donné les conditions de marché périlleuses et mouvantes. L’époque où tous les actifs bénéficiaient d’une abondante provision de liquidités et de taux d’intérêt extrêmement bas est révolue et les marchés sont à présent plus exigeants. Nous avons donc accru notre exposition aux stratégies alternatives afin de mieux répartir le risque du portefeuille et de mobiliser diverses sources de performance.

Dans la section suivante, nous analyserons l’environnement macroéconomique et les conditions financières actuelles, à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché et notre allocation d’actifs.

Sommaire

  • SYNTHESE
  • L’ENVIRONNEMENT MACROECONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION POUR LE 2EME TRIMESTRE 2018

 

Télécharger la lettre d’information en PDF