Lettre Mensuelle | Octobre 2021

UN COUP DE FREIN POUR LE RALLYE DES ACTIONS EN SEPTEMBRE

+ 70% LES PRIZ DU GAS SE SONT ENVOLÉS EN SEPTEMBRE

PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT

Septembre a confirmé sa réputation de pire mois boursier, les marchés ayant restitué une partie de leurs solides gains de l'année. L'indice MSCI World en devises locales a chuté de 3,8 % et, à l'exception du Japon, la chute des bourses a été généralisée. Les investisseurs ont dû faire face à un certain nombre de problèmes, notamment une Fed plus restrictive, la montée des pressions inflationnistes, l'effondrement du groupe immobilier chinois Ever-grande, les chaînes d'approvisionnement sous tension, et les inquiétudes liées aux négociations sur le plafond de la dette US. La hausse des rendements obli-gataires a constitué un autre vent contraire pour les actions, ceux des bons du Trésor à 10 ans et des Bunds ayant augmenté de près de 20 bps. Dans cet en-vironnement, il n'est pas surprenant que le dollar américain se soit fortement apprécié. Enfin, la hausse rapide des prix de l'énergie a également pesé sur le sentiment du marché ; le prix du baril de WTI a bondi de 9,5 % au cours du mois, les prix du gaz grimpant à un rythme encore plus rapide.

Lors de la dernière réunion de la Réserve Fédérale, son président Jerome Powell n'a pas annoncé quand la banque centrale commencerait à réduire ses achats d'obligations. Il a toutefois indiqué que cette réduction pourrait bien-tôt être justifiée et les marchés s'attendent désormais à ce que la Fed annonce son plan lors de sa réunion de novembre. Cela dépendra toutefois probablement de la résolution des problèmes à Washington, car les tensions autour du plafond de la dette, de la résolution budgétaire et du risque de « shutdown » restent élevées. Néanmoins, la dernière position de la Fed, tout comme celle de la Banque d'Angleterre, a été considérée comme moins ac-commodante. Cela a poussé les rendements obligataires à la hausse et ajouté à l'angoisse des marchés d'actions au cours du mois dernier. En revanche, la communication de la BCE a eu tendance à rester plus souple et sa présidente Christine Lagarde a promis de ne pas "surréagir aux chocs d'offre transitoires" et de "continuer à fournir les conditions pour alimenter la reprise".

STRATÉGIE D’INVESTISSEMENT

L'été s'est terminé sur une note plus faible pour les bourses. Jusqu'à présent, nous n'avons apporté aucun changement au positionnement de nos portefeuilles. Nous considérons que le récent mouvement représente un comportement normal des marchés d'actions après une période de forts gains sans baisse significative. Nous observons que les marchés sont plus nerveux et plus enclins à des changements soudains, mais nous considérons toujours que les fondamentaux sont favorables, bien que la poursuite de la hausse des actions risque d'être plus difficile. Nous serons très attentifs à la publication des résultats. La hausse des prix des matières premières et des coûts d'expédition fait partie des risques qui pourraient avoir un impact sur les marges bénéficiaires et les perspectives des entreprises devront également être surveil-lées de près. Notre allocation d'actions reste surpondérée, mais nous n'hésiterons pas à agir si nécessaire.

Les inquiétudes concernant le risque d'inflation persistante augmentent, ce qui a récemment eu un impact sur le niveau des rendements. Pour rappel, notre risque de duration glo-bale est faible, et nos stratégies de crédit ont répondu à nos attentes jusqu'à présent cette année ; le resserrement des spreads et le revenu des coupons ont plus que compensé la hausse des rendements obligataires observée en 2021.

LES MARCHÉS DEVIENNENT PLUS CAPRICIEUX ET LA VOLATILITÉ AUGMENTE

ACTIVITÉ DES PORTEFEUILLES / NOUVELLES

Après une longue période de rendements mensuels positifs, septembre a été un mois négatif pour les portefeuilles, prin-cipalement en raison de la faiblesse des marchés d'actions. Les actions minières, les petites capitalisations européennes, le fonds CTA et un certain nombre d'autres fonds d'actions ont été les pires détracteurs. Quelques fonds d'actions ont réussi à terminer le mois avec des performances positives, en particulier un fonds « value » européen et les actions des marchés frontières. La plupart des fonds à revenu fixe ont terminé le mois sur une note stable, malgré une tendance haussière des rendements, tout comme les autres stratégies alternatives que le CTA. Pour les portefeuilles non-USD, le dollar américain a été un contributeur positif.

En septembre, le fonds « value » européen a fait figure d'ex-ception, son positionnement lui ayant permis de générer un rendement positif malgré des marchés d'actions difficiles. Le fonds est fortement exposé aux secteurs de la finance et de l'énergie, le gérant estimant que ces secteurs sont très por-teurs en raison de valorisations très basses et des risques d'inflation. Le fonds s'est avéré être une bonne diversification pour le portefeuille en raison de sa composition et de la con-viction de longue date du gestionnaire quant à la hausse des pressions inflationnistes.

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Lettre Mensuelle | Septembre 2021

UN 7ÈME MOIS POSITIF CONSÉCUTIF POUR LES ACTIONS GLOBALES

+ 20.4% LA PERFORMANCE DE L’INDICE S&P 500 À FIN AOÛT

PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT

Les marchés boursiers mondiaux ont poursuivi leur rallye, enregistrant en août leur septième mois positif consécutif. Malgré une brève baisse en milieu de mois, les actions ont confirmé leur résistance aux mauvaises nouvelles, notamment la résurgence des cas de Covid-19, les inquiétudes concernant les plans de réduction des achats de la Fed, la répression réglementaire sur les entreprises chinoises et le retrait brutal des forces américaines d'Afghanistan. L'indice MSCI World en devises locales a gagné 2,5 %, les différentes régions affichant des performances tout à fait comparables, grâce à un rebond des marchés émergents en fin de mois. Les rendements obligataires du G7 ont terminé le mois en hausse après avoir initialement baissé, les bons du Trésor à 10 ans s'étant même brièvement négociés sous 1,20 %. Le mois d'août a été très volatil pour les matières premières, les métaux industriels étant soumis à de fortes pressions et les prix du pétrole ne récupérant qu'une partie de leurs pertes du début du mois.

L'événement clé pour les marchés en août a été le discours très attendu du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, lors du symposium virtuel de Jackson Hole. Les investisseurs étaient à la recherche d'indices sur le moment où la réduction progressive des achats mensuels de la banque centrale pour-rait commencer. M. Powell a prononcé un discours caractéristique dans lequel il a apaisé les marchés boursiers et obligataires, qui ont terminé août sur une bonne note. M. Powell n'a pas précisé à quel moment le retrait progressif commencerait et a consacré beaucoup de temps aux raisons pour lesquelles il estime que l'inflation élevée actuelle devrait s’estomper. Il a également insisté sur le fait que la première hausse des taux n'était pas liée à la réduction des achats d'obligations. Pour rappel, la Fed procède actuellement à des achats mensuels de 120 milliards de dollars (80 milliards de dollars de bons du Trésor et 40 milliards de MBS d'agence), et le « tapering » signifie que le bilan de la banque continuera de croître, mais à un rythme plus lent qu'actuellement.

Les entreprises chinoises du secteur de l'Internet ont plongé après avoir atteint un pic en février. Un grand nombre d'annonces ont été faites par le gouvernement chinois au cours des derniers mois, la "prospérité commune" étant mise en avant comme son principal objectif politique. Des secteurs clés comme l'internet, l'éducation et l'immobilier ont été parmi les plus durement touchés. Même si certaines entreprises avaient déjà été mises sous pression il y a un an déjà, les investisseurs ont été effrayés par la rapidité et l'ampleur de la dernière offensive du gouvernement chinois.

STRATÉGIE D’INVESTISSEMENT

L'été s'est avéré très rentable pour les portefeuilles, car les marchés d'actions ont poursuivi leur ascension, en partie grâce à l'abondance de liquidités et aux excellents bénéfices du 2ème trimestre. La Réserve fédérale a ouvert la porte à la possibilité de commencer à réduire ses achats mensuels avant la fin de l'année, mais les marchés semblent détendus quant à cette perspective. Nous avons maintenu notre sur-pondération en actions, mais avons procédé à quelques prises de profit. Nous avons également augmenté notre allo-cation aux investissements alternatifs au détriment des obligations. Nous pensons qu'il est judicieux de diversifier davantage les portefeuilles en ajoutant une stratégie neutre par rapport au marché, et en réduisant une partie du risque asymétrique inhérent aux obligations à haut rendement.

Les actions des marchés frontières représentent l'une des meilleures contributions depuis le début de l'année. Le fonds que nous avons sélectionné surpasse largement son indice de référence. Le potentiel de hausse pour le portefeuille du fonds reste très attrayant car il se négocie à seulement 9,7 fois les bénéfices de 2022. Le gérant du fonds anticipe une croissance des bénéfices de 24 % pour 2022, contre 7,5 % pour les marchés émergents et l'indice MSCI World.

LES ACTIONS DES MARCHÉS FRONTIÈRES FIGURENT PARMI NOS POSITIONS FAVORITES

ACTIVITÉ DES PORTEFEUILLES / NOUVELLES

Le mois d'août a été à nouveau positif pour les portefeuilles, principalement grâce à la bonne performance de la classe d'actifs actions. Les petites capitalisations européennes, les actions japonaises et britanniques ainsi que les fonds multi-thématiques et du secteur technologique ont fourni les meilleures contributions ; notre fonds européen « Positive Impact » a également apporté une bonne contribution. Au sein de la classe d'actifs à revenu fixe, les contributions ont été modestes, à l'exception du fonds EM crédit d’entreprises qui a continué à bien performer. Les plus grands détracteurs ont été le fonds du secteur minier et le fonds de la Grande Chine, qui a été fortement affecté par la pression régulatoire sur plusieurs secteurs chinois.

Au cours de l'été, nous avons ajouté un autre fonds alternatif à notre liste de fonds approuvés. Ce fonds « Event Driven » se concentre sur les opérations de fusions et acquisitions et investit principalement dans des opérations annoncées, y compris des opérations hors des États-Unis et de petite taille. L’historique du fonds a été solide et consistent, avec des baisses limitées ; le fonds a chuté de moins de 5% lors de la correction du marché en mars 2020. Le fonds a été ajouté au portefeuille modèle afin de réduire son bêta de marché, du fait que la stratégie présente une très faible corrélation avec les autres classes d'actifs. Nous avons également renforcé l'allocation au fonds Global Macro après avoir réduit l'une de nos positions européennes de crédit à haut rendement.

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Perspectives 2021 | Analyse semestrielle et prévisions

Synthèse

L’économie se redresse en grande mesure, comme prévu

Dix-huit mois après l’apparition de la pandémie de Covid-19, l’économie mondiale connaît sa plus forte reprise après une récession depuis la Deuxième Guerre mondiale. Ce rebond est toutefois très inégal selon les pays et les économies développées s’en tirent bien mieux que celles en développement. Certains États ont levé pratiquement toutes les restrictions ; d’autres voient leur activité toujours limitée face à une recrudescence de la Covid-19 ou à la propagation rapide du variant delta. D’après la Banque mondiale, la croissance globale devrait s’accélérer pour atteindre 5,6% cette année, essentiellement grâce à la robustesse des économies américaine et chinoise. Malgré la reprise observée cette année, le niveau du PIB mondial en 2021 devrait rester près de 3,2% inférieur aux prévisions d’avant la pandémie. Les perspectives pour le deuxième semestre semblent favorables concernant les États-Unis et l’Europe, mais plus délicates pour l’Asie.

Les mesures de relance budgétaire demeurent un facteur de soutien

La relance monétaire a atteint un plafond, quoiqu’elle reste de grande envergure. Les mesures de relance budgétaire, pour leur part, continueront à agir nettement sur les économies dans les années à venir. À l’instar des campagnes de vaccination, la relance budgétaire a été très inégale selon les régions du globe, tout comme devrait l’être la reprise d’un pays à l’autre. Les économies en développement mettront vraisemblablement plus de temps pour renouer avec leurs niveaux d’activité antérieurs à la pandémie. Les économies avancées ont déjà bénéficié de mesures de relance budgétaires bien plus importantes et devraient continuer sur cette lancée à l’avenir. En Europe, le plan de relance est de taille et aux États-Unis, les projets de loi qui se sont succédé en faveur de la reprise représentent déjà plus d’un quart du PIB national. Un programme supplémentaire d’infrastructures de 1 200 milliards de dollars américains est sur le point d’être approuvé par les deux partis. Et un autre projet de loi destiné à financer les chantiers prioritaires des démocrates pourrait aboutir dans le cadre du processus de réconciliation. Autant dire que la relance budgétaire est loin de tarir.

Le deuxième semestre pourrait être plus exigeant pour les marchés financiers

des marchés émergents et des obligations à haut rendement méritent d’être soulignées. La volatilité a été moins prononcée, tandis que les investisseurs étaient très demandeurs d’actifs à risque. La performance des portefeuilles devrait cependant être plus modeste au cours des prochains trimestres et les circonstances semblent présager un regain de volatilité. Alors que les risques d’inflation sont élevés et que nous prévoyons une hausse des rendements obligataires, notre exposition aux actifs à revenu fixe est assortie globalement d’un faible risque de duration et nous sous-pondérons nettement les obligations de qualité « Investment grade ». Nous considérons toujours qu’il serait prématuré d’adopter une approche excessivement défensive, d’où notre exposition élevée aux actifs à risque. L’attention des marchés continuera à se porter sur les risques d’inflation et sur les communiqués de la Réserve fédérale pour savoir quand l’autorité monétaire prévoit de retirer une partie de son soutien. Tant que des niveaux élevés d’inflation persisteront, la pression sur la Fed ne fera qu’augmenter et les marchés pourraient se montrer un peu moins sereins.

Nous maintenons un positionnement dynamique pour nos portefeuilles

Le positionnement de nos portefeuilles reste dynamique. Nous sommes surexposés aux actions et nous maintenons un niveau de trésorerie peu élevé et une allocation aux actifs à revenu fixe qui privilégie la dette des marchés émergents, le crédit à haut rendement et les obligations convertibles. Notre allocation en actions est très diversifiée du point de vue des styles d’investissement, géographique et des capitalisations boursières. Nous sommes d’avis que les actions européennes et britanniques affichent toujours un potentiel de rattrapage important. Nous pensons également que nos expositions aux actions japonaises contribueront nettement à la performance de nos portefeuilles au cours des prochains trimestres. Les opérations de portage seront le principal moteur de la performance du crédit, car toute nouvelle compression des spreads sera limitée. Nous prévoyons ce semestre une meilleure tenue des obligations convertibles, en termes relatifs, qu’au premier.
Dans la section suivante, nous analyserons l’environnement macroéconomique et les conditions financières actuelles à partir de plusieurs indicateurs clés qui nous servent de marqueurs. Nous ferons tout d’abord le point sur la rentabilité des différentes classes d’actifs au premier semestre avant de présenter nos prévisions pour le marché ainsi que notre allocation d’actifs.

 

Sommaire

  • SYNTHÈSE
  • L’ENVIRONNEMENT MACROÉCONOMIQUE
  • LES CONDITIONS FINANCIÈRES
  • LES MARCHÉS FINANCIERS
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS
  • ALLOCATION D’ACTIFS POUR LE 2e SEMESTRE 2021

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Lettre Mensuelle | Juin 2021

LES PRIX DE L’OR GRIMPENT DE 7.8% EN MAI

L’INFLATION US SUR UN AN À SON PLUS HAUT NIVEAU DEPUIS 13 ANS

Perspectives d'investissement

En mai, les marchés d'actions ont ajouté des gains modestes à ceux enregis-trés au cours des mois précédents. La dispersion de performances entre les régions et les styles d'investissement a été moins prononcée que celle obser-vée auparavant, même si les valeurs de croissance sont restées à la traîne. Les marchés ont été dominés par les inquiétudes liées à l'inflation et, de manière quelque peu surprenante, les actions se sont révélées beaucoup plus volatiles que les obligations, même si les pics de volatilité se sont avérés éphémères. Les marchés des matières premières ont poursuivi leur rallye, le prix de l'or ayant rattrapé toutes ses pertes du début d'année et le prix du pétrole ayant encore progressé. Sur les marchés des changes, le dollar US a continué à se déprécier face à la plupart des devises, la parité EUR/USD augmentant de 1,7%, ce qui la ramène à son niveau de fin 2020.

Les données relatives à l'inflation ont fait l'objet de nombreuses discussions au cours du mois dernier et ont également été une source de volatilité pour les marchés, en particulier pour les valeurs de croissance. En avril, l'IPC US a bondi de 4,2% en glissement annuel, son plus haut niveau depuis septembre 2008, et bien au-delà des prévisions de 3,6%. La progression des attentes d'inflation a soulevé la question de savoir si la Réserve fédérale serait con-trainte d'ajuster sa politique monétaire plus tôt que prévu actuellement. L'an dernier, la Fed a dévoilé une nouvelle approche, selon laquelle elle viserait dé-sormais une inflation moyenne de 2% plutôt qu'un objectif fixe de 2%, comme auparavant. Cette stratégie permet à la banque centrale de tolérer temporai-rement une inflation plus élevée, d'autant plus que sa priorité actuelle est un marché de plein emploi plutôt que les craintes d'inflation. La Fed a maintes fois insisté sur le fait qu'une inflation plus élevée ne serait que transitoire et non structurelle, mais il est prématuré de tirer une conclusion définitive sur cette question. Les marchés obligataires ont toutefois réagi très calmement aux chiffres élevés de l'inflation et semblent prêts à faire confiance à la Fed, du moins pour l'instant. Il ne fait aucun doute qu’il sera très difficile pour la banque centrale de communiquer tout changement de sa politique monétaire sans perturber les marchés.

 

Stratégie d'investissement

Les marchés d'actions ont continué à progresser, même si un nombre croissant d'investisseurs semble douter de la durabi-lité du rallye. Les principales inquiétudes du marché concernent les risques d'inflation plus élevée, la nécessité pour la Réserve fédérale d'entamer des discussions sur une réduction de son soutien et le fait que les marchés aient déjà escompté de nombreuses nouvelles positives. Nous sommes d’accord que l'absence de catalyseurs à court terme pourrait entraîner une certaine consolidation des marchés boursiers après leur bon début d'année. Nous avons toutefois été quelque peu rassurés par l'éclatement de plusieurs bulles de marché et continuons d’observer des valorisations attractives dans certains secteurs et régions. Notre allocation en actions est diversifiée et bien adaptée aux rotations du marché.

Nous continuons à être exposés aux obligations convertibles. Après une performance exceptionnelle en 2020, cette année s’est avérée plus difficile pour la classe d'actifs pour plusieurs raisons, notamment une volatilité moins élevée, une hausse des taux d'intérêt, la faiblesse des secteurs de croissance et un excès de nouvelles émissions. Nous sommes convaincus que la classe d'actifs demeure attractive car les valorisations sont inférieures à leur moyenne à long terme, les nouvelles émissions offrent de nouvelles opportunités thématiques et elle offre de la diversification aux portefeuilles.

LA PRESSION MONTE SUR LES BANQUES CENTRALES

Portfolio Activity/ News

Le mois de mai a été positif pour les portefeuilles, principale-ment grâce à la forte performance de l'or et au style d'investissement "value". Si l'on exclut l'or, les meilleures contributions ont été apportées par les marchés frontières, la valeur européenne et britannique, les actions minières ainsi que la dette d'entreprise des marchés émergents. Le mois a été globalement calme pour les actifs à revenu fixe qui n'ont apporté que des contributions marginales. Les pires détrac-teurs ont été le fonds US Growth Small Caps et l'un de nos fonds d'actions japonaises. Jusqu'à présent cette année, nous continuons d'observer une surperformance des retardataires de l'année dernière, tandis que l'inverse est vrai pour les plus grands générateurs d'alpha en 2020.

Le mois dernier, nous avons profité de la correction de notre fonds multithématique pour renforcer son allocation. Avec son exposition aux valeurs de croissance, le fonds a connu un début d'année 2021 difficile, mais les moteurs à moyen et long terme de la stratégie restent convaincants. Nous avons également augmenté notre position en actions minières compte tenu des valorisations attractives et en guise de protection contre les risques d'inflation croissants.

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Lettre Mensuelle | Mai 2021

LES RÉSULTATS D’ENTREPRISES DU 1ER TRIMESTRE LARGEMENT SUPÉRIEURES AUX ATTENTES

+ 8% UN EXCELLENT MOIS POUR L’INDICE CRB COMMODITY

Perspectives d'investissement

Les marchés boursiers ont enregistré de bonnes performances en avril, aidés par le recul des rendements américains à long terme et des publications de bénéfices du 1er trimestre largement supérieures aux attentes des analystes, des deux côtés de l'Atlantique. Les actions US ont surperformé, tandis que les actions japonaises ont terminé le mois en baisse. À l'inverse des tendances observées en mars, les rendements des bons du Trésor à long terme ont baissé tandis que ceux des Bunds ont augmenté ; les rendements US à 10 ans ont reculé de 11bps pour terminer le mois d'avril à 1,63 %, tandis que les Bunds de même échéance ont vu les leurs progresser de 9bps pour atteindre - 0,20 %. Ce resserrement du différentiel de taux a été l'un des moteurs de la forte appréciation de l'euro par rapport au dollar américain, avec un gain mensuel de 2,5 %. Les actifs les plus performants au cours du mois, et de loin, ont été les matières premières, avec notamment un rebond du prix de l'or.

Avec 85 % de la capitalisation boursière du S&P 500 ayant publié leurs résul-tats, 86 % des sociétés ont dépassé les estimations des bénéfices et 74 % les estimations des chiffres d’affaires. Ces données sont bien supérieures aux moyennes historiques et reflètent également un rebond plus important que prévu en glissement annuel. Cette tendance est bien ancrée et les analystes ont continué à revoir à la hausse leurs estimations pour le prochain trimestre et pour l'ensemble de l'année 2021. À un moment où les valorisations sont tendues, il était réconfortant pour les marchés que les résultats ne déçoivent pas, car beaucoup de nouvelles positives ont déjà été escomptées. Les résultats annoncés par les méga-capitalisations ont également été très remarqués, car ils ont dépassé de manière spectaculaire les attentes. Alphabet, Amazon, Facebook et Apple figurent parmi les géants de la cote qui ont surperformé au cours du mois, à la suite de ces publications.

Comme anticipé, les réunions de la BCE et de la Réserve fédérale n'ont pas entraîné de surprises négatives pour les marchés. La BCE a effectivement aug-menté le rythme de ses achats d'actifs et s'est également abstenue de discuter d'un éventuel retrait progressif de ses mesures de relance lors de sa réunion d'avril. De son côté, la Réserve fédérale a réaffirmé son engagement continu en faveur d'une politique très accommodante et a indiqué qu'il était prématuré d’envisager de réduire ses achats d'actifs.

Stratégie d'investissement

Nous n'avons pas modifié la composition de nos portefeuilles modèles au cours d’avril, ce qui leur a permis de bénéficier de l'extension du rallye des actions ainsi que du resserrement des spreads de crédit. La tendance positive des actifs risqués continue d'être soutenue par la forte croissance des béné-fices et par des données économiques qui indiquent de plus en plus un rebond économique plus synchronisé dans les mois à venir. Dans l'environnement actuel, nous continuons de penser que les valeurs cycliques, les petites capitalisations et la « value » devraient bien se comporter. Même si les performances depuis le début de l'année de la plupart des marchés d'actions ont été solides et que les valorisations sont restées tendues, cela ne devrait pas empêcher des gains supplémentaires, car le marché continue d’offrir des poches de valeur.

Nous estimons qu'il est prématuré d'ajuster notre allocation obligataire, et nous continuons à privilégier le crédit à haut rendement, la dette des marchés émergents, ainsi que les obligations convertibles. Notre exposition aux emprunts les mieux notés (« investment grade ») reste très sous-pondérée et nous attendrons que les rendements à long terme soient devenus plus attractifs avant d'envisager une augmentation de ce segment de marché.

LES MARCHÉS ACTIONS OFFRENT ENCORE DES POCHES DE VALEUR

Portfolio Activity/ News

Avril a été un bon mois pour les portefeuilles, principalement grâce à la classe d'actifs actions ; des contributions positives ont également été produites par l'or, les fonds alternatifs, les obligations convertibles, le crédit et la dette d'entreprise des marchés émergents. Les meilleures contributions ont été fournies par les petites capitalisations aux Etats-Unis et en Europe, les actions de croissance US, les actions britanniques, le fonds Medtech ainsi que le fonds d'actions minières dans lequel nous avons récemment investi.

Le nombre de détracteurs a été très limité ; il s'agissait de deux fonds obligataires avec une duration longue ainsi que d’un fonds en actions japonaises. La dépréciation du dollar US a également été un détracteur pour les portefeuilles non libellés en dollars, mais notre sous-exposition aura permis de limiter l'impact négatif de cette baisse au cours du mois écoulé.

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Lettre Mensuelle | Avril 2021

LE POWER DAY DE VOLKSWAGEN CONVAINC LES INVESTISSEURS

+ 7.8% UN EXCELLENT MOIS POUR L’EURO STOXX 50

PERSPECTIVES D’INVESTISSEMENT

Les marchés d'actions ont bien performé en mars malgré les tensions sur les taux à long terme. Les actions européennes ont surperformé, l'Euro Stoxx 50 progressant de 7,8 %, tandis que les marchés émergents ont souffert de la poursuite de la chute des prix des grandes valeurs chinoises. Les rendements des bons du Trésor US ont continué de grimper, contrairement à ceux des Bunds ; les taux US à 10 ans ont augmenté de 34bps pour terminer le mois à 1,74 %, tandis que ceux des Bunds de même échéance ont baissé de 3bps. L’inaction de la Fed a fortement contrasté avec l’interventionnisme de la BCE. Mars aura également été un mois fort pour le dollar US qui a bénéficié de l'écartement du différentiel des taux d'intérêt et des meilleures perspectives de croissance de l'économie américaine.

Même si les marchés boursiers développés ont terminé le mois avec de fortes hausses, tout n'a pas été simple. Les valeurs de croissance ont pris un mauvais départ, le président de la Fed, Jerome Powell, n'ayant pas réussi à apaiser les craintes liées à la hausse des rendements et à l'augmentation des prévisions d'inflation. Il a eu tendance à minimiser la hausse des taux longs, qu'il ne considère pas comme "désordonnée", et n’a pas signalé de changements de la part de la Fed. Powell a également qualifié les pressions inflationnistes de transitoires et confirmé que la Fed serait patiente avant de relever les taux. De son côté, la BCE a adopté une approche différente ; elle a accéléré le rythme hebdomadaire de son programme d'achat d'obligations à son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois. Cette action a contribué à freiner la hausse des rendements obligataires de la zone euro et à rassurer les investisseurs quant au soutien continu de la banque centrale.

Le groupe Volkswagen a présenté sa feuille de route technologique pour les batteries et la recharge à l'horizon 2030 lors de son premier Power Day le 15 mars. L'entreprise investira dans six "Gigafactories" de batteries EV qui seront établies d'ici la fin de la décennie. Elle poursuivra également l'expansion du réseau public de recharge rapide à l'échelle mondiale afin de rendre la voiture électrique attrayante et plus viable, tout en augmentant sa production de véhicules électriques. Les cours des actions préférentielles et ordinaires de Volkswagen se sont envolés à la suite de ces annonces, avec des hausses respectives de 44 % et 60 % au cours du mois de mars.

STRATÉGIE D’INVESTISSEMENT

Nous restons toujours surpondérés en actions. La hausse des taux longs semble marquer une pause et la publication de données économiques solides vient étayer nos perspectives économiques positives pour les trimestres à venir. Nous continuons de penser que la classe d'actifs actions offre le meilleur rapport risque/rendement et nous sommes positionnés en conséquence. Notre allocation obligataire, axée sur les segments les plus dynamiques du marché, s'est avérée très résistante face à la hausse des rendements obligataires ; la dette des marchés émergents, le crédit à haut rendement, les obligations convertibles et les prêts garantis de premier rang représentent nos principales expositions dans cette classe d'actifs. Nous considérons également que la récente appréciation du dollar est temporaire et l'allocation en dollars des portefeuilles nonUSD reste souspondérée. Malgré une performance décevante du prix de l'or depuis le début de l'année, nous continuons à détenir une position dans le métal précieux comme source de diversification et comme couverture contre les risques de marché les plus extrêmes.

En mars, nous avons augmenté notre exposition aux actions en ajoutant un nouveau fonds d'actions investissant dans des titres miniers. Cette investissement permet aux portefeuilles d'être davantage exposés aux matières premières, avec un accent particulier sur les métaux spéciaux. La demande pour des métaux tels que le cobalt et le lithium ou encore pour le cuivre devrait rester soutenue ; elle est liée aux changements profonds de l'économie mondiale et aux énormes plans d’investissements dans les infrastructures.

LE RALLYE DES ACTIFS RISQUÉS DEVRAIT SE POURSUIVRE

ACTIVITÉ DES PORTEFEUILLES / NOUVELLES

Le mois de mars a été positif pour les portefeuilles grâce à la performance de la plupart des positions en actions. Les meilleures contributions ont été fournies par les fonds d'actions Value et Croissance, le rallye s'étant étendu à différents styles d'investissement. Des contributions supplémentaires ont été apportées par les stratégies alternatives, alors que le fonds d'actions chinoises a connu un mois décevant, tout comme un fonds EM investissant selon une approche Croissance. Notre fonds obligataire à longue duration a également terminé le mois en légère baisse.

Nous avons approuvé trois nouveaux fonds le mois dernier. Le premier investit dans une large gamme d’actions minières, en particulier dans celles produisant des métaux spéciaux qui sont nécessaires pour la technologie des batteries, pour la production de véhicules électriques et la décarbonisation de l'économie. Cette stratégie intègre des considérations ESG dans le cadre de son processus d'investissement. Les deux autres fonds investissent selon une approche "Impact". Leur objectif est d'investir dans des entreprises qui apportent des solutions aux défis actuels de la planète, tels que définis par les 17 objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Ces fonds investissent dans des thèmes sociétaux et environnementaux, notamment la bioéconomie circulaire et la transition vers des économies moins gaspilleuses. Les deux fonds sont gérés par des gestionnaires d'actifs de premier plan qui bénéficient de larges ressources et d'un haut niveau d'expertise dans ce domaine. À l'heure où l'on assiste à un véritable "greenwashing" dans le secteur de la finance, il est d'autant plus important de sélectionner ces types d'investissements avec la plus grande diligence.

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Lettre mensuelle | Mars 2021

LE SPREAD BTP-BUND À 10 ANS PASSE EN-DESSOUS DE 1%

1.50% LA HAUSSE SOUDAINE DES TAUX À 10 ANS DES BONS DU TRÉSOR

Perspective d'investissement

Les marchés d'actions ont bien performé en février, même s'ils ont terminé le mois sur une note plus faible en raison de l'impact négatif de la hausse rapide des rendements obligataires. Les actions européennes ont surperformé, en grande partie grâce à une puissante rotation des gagnants de l'année dernière vers le style « Value » et vers les valeurs cycliques. La hausse des taux longs s'est accélérée au cours du mois du fait d’une hausse des attentes d'inflation ; les taux américains augmentant plus rapidement, le dollar s'est apprécié. Dans ce contexte, les prix de l'or ont subi une pression baissière constante, et ont chuté de plus de 6 % au cours du mois. D’autres matières premières ont cependant continué à bénéficier des attentes d'une forte reprise économique et d'une solide demande liée aux projets d'infrastructure. Les prix du pétrole ont grimpé de près de 18 % tandis que ceux des métaux industriels tels que le cuivre, le zinc et l'aluminium se sont également fortement appréciés.

La rotation factorielle a été très prononcée en février. Les secteurs mal-aimés de l'an passé, en particulier la finance et l'énergie, ont été les gagnants jusqu'à présent en 2021, au détriment des valeurs de croissance et des actifs à longue duration. La hausse rapide des taux longs a eu un impact disproportionné sur les actions fortement valorisées, tandis que la pentification de la courbe des taux a contribué au rebond du secteur financier. Les petites capitalisations ont également surperformé les plus grandes, parfois de manière significative ; aux États-Unis, l'indice Russell 2000 Value était en hausse de 14,9 % à la fin du mois de février, contre un gain modeste de 1,5 % pour le S&P 500. Avec la forte hausse des prix des matières premières, ces tendances du marché sont conformes avec une anticipation d’un rebond économique cyclique.

La nomination de l'ancien président de la BCE, Mario Draghi, comme nouveau Premier ministre italien a été bien accueillie par les investisseurs, comme on pouvait s’y attendre. L'écart entre les rendements des BTP et des Bunds à 10 ans est tombé jusqu’à 0,9 %, comparé à un pic de 1,22 % en janvier. Cette investiture contribuera à réduire le niveau des risques au sein de la zone euro, compte tenu du poids important de la dette souveraine italienne.

Stratégie d'investissement

Nous ne pensons pas que la hausse des taux longs représente une menace majeure pour les actions à ce stade. Bien que la BCE et la Réserve fédérale n'aient pas rassuré pleinement les investisseurs quant à leur engagement à lutter contre cette hausse, leurs politiques resteront très accommodantes. Cette hausse des taux longs reflète un certain optimisme quant aux perspectives, en prévision de la réouverture des économies. Une stabilisation des taux soutiendrait les actifs risqués, ce qui reste notre scénario de base. Nous maintenons ainsi notre surpondération en actions et notre positionnement obligataire global avec un faible risque de duration. Notre exposition à la dette notée « Investment grade » est très sous-pondérée, et nous ne prévoyons pas de l'augmenter dans un futur proche, et nous continuons à privilégier les segments les plus dynamiques du marché.

La rotation en cours dans les marchés vers les valeurs dites cycliques devrait se prolonger dans le contexte de marché actuel. Même si le déploiement des vaccins en Europe déçoit, d'autres régions s'en sortent mieux et les marchés continuent de regarder au-delà des problèmes actuels. La force récente du dollar américain est également susceptible de s'estomper et notre positionnement pour les portefeuilles non libellés en dollars américains est toujours sous-pondéré.

UNE NOUVELLE HAUSSE DES RENDEMENTS POURRAIT MENACER LE RALLYE DES ACTIONS

Activité de portefeuilles/ Nouvelles

Le mois de février aura été positif pour les portefeuilles, prin-cipalement en raison de la performance des fonds en actions. Les meilleures contributions proviennent des fonds investis-sant dans les actions selon une approche « Value », à travers un nombre de régions, y compris les marchés frontières. Toutes les stratégies alternatives ont également contribué positivement à la performance. Les fonds d'actions de crois-sance, les actions chinoises et les fonds obligataires ayant une duration plus longue ont été les principaux détracteurs. Finalement, l’appréciation du dollar américain a soutenu la performance des portefeuilles libellés en EUR et en CHF.

La période récente a montré que les marchés étaient de plus en plus sujets à de brusques renversements de tendance. Il est illusoire de croire que l'on peut réagir en permanence à ces revirements en ajustant constamment le positionnement des portefeuilles. C'est pourquoi notre exposition aux actions demeure très diversifiée entre les régions, les capitalisations boursières et les styles d'investissement. À titre d'exemple, nous avons maintenu notre exposition aux fonds "Value" et aux marchés frontières l'année dernière, malgré leur sous-performance significative à l'époque. Au cours des derniers trimestres, les fonds "Value" ont très bien performé, tandis que notre fonds "Frontier markets" a connu un solide début d'année 2021. Cela est dû en grande partie à son exposition au Vietnam, qui est en hausse de plus de 31 % depuis le début de l'année au moment où nous écrivons ces lignes.

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Lettre mensuelle | Février 2021

LES RÉSULTATS DES SOCIÉTÉS US AU 4ÈME TRIMESTRE SONT LARGEMENT SUPÉRIEURS AUX PRÉVISIONS

+1’625% LA PERFORMANCE DE GAMESTOP, LA VALEUR LA PLUS EN VUE DE CE DÉBUT D’ANNÉE !

Perspective d'investissement

Les marchés des actions ont bien démarré en 2021 avant de terminer janvier sur une note beaucoup plus faible. Cette faiblesse a résulté principalement d’une réduction de l'exposition des hedge funds dans un pic de volatilité et aux inquiétudes sur la campagne de vaccination. L'indice MSCI World a baissé de 0,8 %, les marchés asiatiques ayant surperformé sous la houlette de méga-capitalisations telles que Tencent, Alibaba ou TSMC. Les emprunts d'États ont également terminé en territoire négatif ; les rendements des bons du Trésor à 10 ans ont grimpé de 0,92 % à 1,07 %, les marchés ayant intégré une hausse des attentes d'inflation et une augmentation des dépenses aux États-Unis. Ceci a fait suite à la victoire des démocrates des deux sièges restants du Sénat lors du second tour de scrutin du 5 janvier en Géorgie. Avec 50 sénateurs pour chaque parti, le vote décisif de la vice-présidente Kamala Harris donne la plus petite des majorités aux démocrates, ce qui augmente leurs chances de faire adopter des mesures de relance budgétaire plus importantes.

La saison des bénéfices du 4ème trimestre 2020 bat son plein et 65 % de la capitalisation boursière du S&P 500 ont publié leurs résultats à ce jour. Les bénéfices ont dépassé les attentes de 18,5 % en moyenne, avec 81 % des en-treprises affichant des surprises positives. Les revenus ont également dépassé les estimations de 3,2 % en moyenne, avec 74 % de surprises positives. Ces résultats n'ont toutefois pas représenté un soutien aussi fort pour les marchés des actions. De nombreuses entreprises ayant publié à la fois des revenus et des bénéfices supérieurs aux attentes ont sous-performé le marché, ce qui est surprenant. Cette réaction mitigée est probablement due à des perspectives prudentes dans un environnement économique qui reste incertain.

La sous-performance des actions européennes en fin du mois peut s'expliquer en partie par des développements négatifs relatifs à Covid-19. Un début de campagne de vaccination décevant, des mesures plus restrictives ainsi que des problèmes d'approvisionnement en vaccins ont contribué à tempérer l'optimisme quant à la réouverture des économies.

Strategie d'investissement

Notre scénario de base anticipe un fort rebond économique à partir du deuxième trimestre et nous avons positionné les portefeuilles en conséquence. Notre allocation d'actions est surpondérée et notre exposition aux obligations se concentre sur les segments dynamiques du marché. Nous privilégions la dette des marchés émergents, les crédits à haut rendement et les obligations convertibles, tandis que l’exposition aux obligations les mieux notées est fortement sous-pondérée. Les fonds alternatifs et l'or sont les principaux éléments de diversification du portefeuille, et le niveau de liquidités est faible. Pour les portefeuilles non libellés en USD, le poids du dollar est sous-pondéré.

Notre allocation en actions reste très diversifiée quant aux différentes régions, aux styles d'investissement et aux tailles des capitalisations boursières. Les marchés actions restent toujours volatils et l'année dernière a démontré que même les tendances bien ancrées peuvent s'inverser de manière très soudaine. C'est pourquoi nous restons exposés aux styles "croissance" et "valeur", la valeur bénéficiant de valorisations déprimées, tant en termes relatifs qu'absolus. D'un point de vue régional, nous avons renforcé l’exposition à la Chine et continuons à privilégier les marchés émergents et japonais. Enfin, nous sommes toujours exposés aux marchés frontières qui offrent un potentiel de rattrapage important en raison de faibles valorisations et de fondamentaux solides.

LES MARCHÉS SONT MENACÉS PAR LA LENTEUR DU DÉPLOIEMENT DES VACCINS ET LES NOUVELLES VARIANTES DE VIRUS

Activité de portefeuilles/ Nouvelles

Le mois de janvier s'est avéré légèrement négatif pour les portefeuilles malgré un bon début d'année. Le nombre de contributeurs et de détracteurs s'est neutralisé. Les meil-leures contributions des actions ont été fournies par les actions chinoises, les petites capitalisations américaines, le fonds multithématique et les marchés émergents ; les fonds "value" ont été les principaux détracteurs. Dans la poche obligataire, les emprunts à haut rendement et le crédit des marchés émergents ont généré des gains, tandis que les fonds investissant dans les obligations les mieux notées ont nui à la performance.

Après une longue pause, nous avons réinitié une position dans les actions britanniques. Nous avions neutralisé notre exposition aux actifs britanniques en raison de l'incertitude politique élevée qui a suivi le vote du Brexit. Cette décision s'est avérée judicieuse, car les actions britanniques ont sous-performé de manière significative au cours de ces dernières années. Le Royaume-Uni est toutefois aujourd'hui la région la plus sous-pondérée au niveau mondial par les allocateurs d'actifs ; la décote des valorisations du marché des actions britanniques par rapport au reste du monde est également proche de niveaux records. Ces facteurs parmi d’autres pour-raient déclencher un rattrapage des actions britanniques au cours de cette année. Nous avons investi dans un fonds que nous connaissons depuis longtemps ; sa stratégie est basée sur une approche "value" et sur une gestion active.

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Perspectives d'investissement 2021

Synthèse

L’année 2020 restera comme l’une des plus spectaculaires pour les marchés financiers

L’année écoulée a été vertigineuse pour les investisseurs: les marchés d’actions ont dévissé comme jamais auparavant, avant de monter inexorablement en flèche. Ces marchés ont su à la fois bien résister et se montrer prévoyants, intégrant en un tournemain un fort rebond des bénéfices en 2021. Les valorisations ont ainsi été notablement revues à la hausse et la publication des bénéfices ne laissera que peu de place à des déceptions cette année.

La Réserve fédérale américaine est intervenue sans hésitation en réponse aux sévères dislocations des marchés obligataires, une démarche essentielle pour restaurer la confiance. Outre l’achat de bons du Trésor et d’obligations d’entreprise de qualité « Investment Grade », la Fed s’est engagée, pour la première fois de son histoire, à acquérir des obligations à haut rendement. Une autre tendance s’est dessinée une fois les marchés redevenus stables: la dépréciation du dollar face à la plupart des devises, attendue devoir se poursuivre en 2021.

Les banques centrales n’ont pas lésiné sur les moyens en 2020

Les autorités monétaires et les États ont réagi rapidement et de façon décisive pour soutenir l’économie et limiter les dégâts que la pandémie a causés pour les entreprises et les ménages. Des plans de relance records et des mesures de soutien sans précédent des marchés financiers ont été annoncés. La Réserve fédérale a brusquement ramené son taux d’intérêt de référence à zéro et s’est engagée à étoffer de façon illimitée ses programmes de rachats d’actifs obligataires. De la même manière, la Banque centrale européenne (BCE) a intensifié son programme d’achat d’actifs, qu’elle a récemment rallongé de 500 milliards d’euros, soit un montant total de 1 850 milliards d’euros jusqu’en mars 2022.

L’ampleur des mesures budgétaires déployées dans le monde entier est également inédite. Elles sont estimées à quelque 12 000 milliards de dollars américains, près de 12% du PIB mondial, par le Fonds monétaire international. Contraints de limiter l’activité économique, les États ont cherché à empêcher le chômage massif et à aider entreprises et commerces à survivre aux fermetures provoquées par la pandémie.

Le succès des programmes de vaccination contre la COVID-19 déterminera le rebond de l’économie en 2021

Les perspectives pour 2021 avancent un fort rebond de la croissance du PIB (+ 5,2% selon le FMI), après un recul du PIB mondial estimé à environ 5% en 2020, la pire récession observée en temps de paix. Ces mesures budgétaires jamais vues et l’arrivée des vaccins devraient sensiblement stimuler l’activité économique. Certains secteurs, néanmoins, ne seront vraisemblablement pas en mesure de renouer avec les niveaux d’activité antérieurs à la pandémie. Il revient aux États d’encadrer le déploiement à grande échelle des programmes de vaccination. Ils devront, pour ce faire, regagner la confiance des populations, franchement érodée par la gestion de la crise.

Les conditions de marché actuelles soutiennent les actifs à risque malgré des valorisations élevées 

Les tendances positives à l’oeuvre sur les marchés financiers devraient se maintenir en 2021. Malgré des valorisations élevées, les actions devraient profiter d’une forte croissance bénéficiaire au cours des trimestres à venir et les portefeuilles sont positionnés de manière adéquate. Nos segments obligataires préférés sont le crédit à haut rendement et la dette des marchés émergents et nous restons sous-exposés au dollar américain. Nous nous montrons méfiants à l’égard du consensus du marché. L’Histoire a, en effet, démontré que le scénario de référence peut souvent dérailler du fait d’évènements inattendus. 

 

Sommaire

  • SYNTHÈSE
  • REVUE DE NOS THÈMES D’INVESTISSEMENT 2020
  • SITUATION ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE EN 2020
  • LES MARCHÉS FINANCIERS EN 2020
  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 2021
  • PERSPECTIVES DES MARCHÉS FINANCIERS EN 2021
  • ALLOCATION D’ACTIFS EN 2021 

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Lettre Mensuelle | Décembre 2020

LE STYLE CROISSANCE SOUS-PERFORME LA VALUE LE PLUS DEPUIS 2001

+18.1% UN MOIS RECORD POUR L’INDICE EURO STOXX 50

Perspective d'investissement

Novembre a été un mois record pour les bourses mondiales. L'indice MSCI World en monnaies locales a grimpé de 11,8 %, son meilleur mois depuis sa création en 1990. Les marchés européens ont surperformé, l'indice Euro Stoxx 50 ayant progressé de 18,1 %, tandis que les marchés américains ont atteint des niveaux record. Les annonces positives de vaccins par plusieurs sociétés pharmaceutiques ont été les principaux moteurs de la vigueur des marchés boursiers. La demande pour les actifs risqués s'est également traduite par un resserrement des spreads de crédit et de la dette des marchés émergents, une hausse des prix des matières premières et une dépréciation du dollar américain. Le prix de l'or a reculé de 5,4 %, en raison d’une moindre demande pour des actifs défensifs, même si les rendements des emprunts d’États ont terminé le mois avec des variations relativement limitées.

La série d’annonces de vaccins contre la Covid-19 et la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle américaine ont éliminé deux risques importants du marché. Les prévisions d'un rebond économique rapide en 2021 ont dopé les actions des entreprises les plus affectées par les restrictions sévères visant à freiner la propagation du virus. Cela s'est traduit par une rotation vers les sec-teurs les plus cycliques et une surperformance des petites capitalisations. Les marchés ont également réagi favorablement aux résultats des élections US; le probable maintien d’une majorité républicaine au Sénat devrait empêcher des réformes radicales. L'élection de Joe Biden a également été perçue comme positive pour les relations internationales et pour le commerce mondial, suite à une période d'imprévisibilité et de tensions élevées pendant la présidence de Donald Trump.

L'optimisme quant à une forte reprise économique s'est traduit par le rallye du pétrole en anticipation d'une demande accrue pour les produits pétroliers. Le prix du pétrole WTI a augmenté de plus de 26 % au cours du mois dernier pour atteindre un niveau de 45 dollars le baril, contre 50 dollars précédant la correction des mois de mars et avril.

Strategie d'investissement

Nos craintes concernant une période potentiellement volatile se sont révélées infondées, les marchés actions ayant grimpé de manière spectaculaire en novembre. Les portefeuilles ont de nouveau profité de leur large diversification; les positions en actions de valeur, très délaissées jusque-là, sont celles qui ont le plus contribué au mois dernier. L'année 2020 restera dans les mémoires des intervenants des marchés financiers pour de nombreuses raisons, mais la vitesse à laquelle les facteurs de marché ont changé pendant certaines périodes aura été époustouflante. Notre exposition aux actions est à nouveau surpondérée en raison d'un nouvel investissement et de la performance du marché. Si nous continuons à nous méfier des valorisations actuelles des actions, d'autres forces en présences sont plus dominantes et à même de pousser les cours encore plus haut.

Au sein des titres à revenu fixe, nous considérons que la dette des marchés émergents est l'une des classes d'actifs les plus attrayantes et nous avons renforcé notre exposition aux obligations d'entreprises de ces pays. Les actifs des marchés émergents devraient bénéficier de flux de capitaux positifs, de la dépréciation du dollar ainsi que de la reprise cyclique anticipée en 2021.

LES MARCHÉS SONT POUSSÉS PAR UNE ANTICIPATION DES PROGRAMMES DE VACCINATION À GRANDE ÉCHELLE

Activité de portefeuilles/ Nouvelles

Novembre a été un excellent mois pour les portefeuilles, toutes les positions sous-jacentes, à l'exception de l'or, ayant généré des rendements mensuels positifs. Les plus fortes contributions ont été fournies par les fonds gérés selon une approche "Value". Un fonds européen s’est apprécié de plus de 27 %, grâce principalement à son exposition aux banques et au secteur pétrolier. Tous les fonds européens ont bien performé, tout comme le fonds américain "Value", les fonds japonais et les petites capitalisations en général. Parmi les obligations, les emprunts d'entreprises des pays émergents, les obligations à haut rendement et les convertibles ont été les plus performantes. Les détracteurs se sont avérés être l'or et le dollar US pour les portefeuilles non libellés en dollars.

En fin de mois, nous avons investi dans un nouveau fonds axé sur les actifs réels. Les types d'actifs du fonds comprennent l’infrastructure, l’immobilier de niche, les énergies renouve-lables et d'autres alternatives telles que les droits d'auteur sur la musique. Ce type d'actifs bénéficie de flux de revenus bien définis et de contrats à long terme. Cette opportunité d'investissement peut être caractérisée par sa résilience, une volatilité inférieure au marché et son faible bêta.

Un fonds long/short focalisé sur le crédit à haut rendement US est la dernière addition à notre liste de fonds. Le gérant a démontré sa capacité à protéger le portefeuille pendant les baisses du marché ainsi qu'à capter une bonne partie de sa hausse. Les conditions de marché actuelles semblent bien adaptées à ce type d'investissement.

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